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Fonds monétaire international / croissance mondiale
2022 sera moins brillant que prévu, avance le FMI
Après la Banque mondiale, c’est le Fonds monétaire international (FMI) qui ajuste à la baisse ses attentes pour 2022. L’institution de Washington escompte désormais une croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 4,4% pour 2022 (après 5,6% en 2021), contre 4,9% dans ses dernières prévisions d’octobre. "C’est en grande partie le reflet des révisions à la baisse de la croissance dans les deux plus grandes économies", explique Gita Gopinath, première directrice adjointe du FMI.
C’est ainsi que l’Oncle Sam devrait voir sa croissance atteindre 4% en 2022 soit 1,2 point de moins que ce que le Fonds anticipait il y a trois mois. En cause ? La persistance des perturbations touchant les chaînes d’approvisionnement, les négociations avortées concernant le plan de relance de 1.750 milliards de dollars souhaité par Joe Biden (Build Back Better) et l’orientation plus restrictive qu’anticipé que la Fed va donner à sa politique monétaire ces prochains mois (réduction de la taille de son bilan et multiples hausses de taux possibles). La Chine, elle, voit sa croissance être révisée à la baisse de 0,8 points, elle pourrait donc s’établir à 4,8%. "Le repli du secteur immobilier chinois semble durable et la reprise de la consommation privée est plus faible que prévu", indique le Fonds.
En zone euro, la situation économique apparaît également moins rutilante. La croissance du PIB des Dix-neuf a été révisée à la baisse de 0,4 point (3,9%). En plus des perturbations affectant les chaînes d’approvisionnement (qui pénalisent encore plus l’Allemagne), l’émergence de la nouvelle d’Omicron a freiné la reprise en provoquant la mise en place de nouvelles mesures de restriction.
En plus d’anticiper un scénario central moins favorable, le Fonds monétaire international indique que les aléas sont baissiers autour de cette trajectoire. "L'émergence de nouveaux variants de COVID-19 pourrait prolonger la pandémie et induire de nouvelles perturbations économiques. De plus, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, la volatilité des prix de l'énergie et les pressions salariales localisées signifient que l'incertitude entourant l'inflation et les orientations politiques est élevée", avertit Gita Gopinath.
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