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Chine / Fonds monétaire international
Chine : le ciel s'assombrit, estiment les experts du FMI
La Chine nourrit des inquiétudes. De retour d’une mission effectuée début novembre au sein de la deuxième économie mondiale, les économistes du Fonds monétaire international (FMI) expliquent que la reprise est bien avancée mais qu’elle est "déséquilibrée" et que son rythme ralentit, tandis que "les risques de dégradation s'accumulent". Malgré cela, les experts de l’institution de Washington maintiennent leurs prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 8 % en 2021 et de 5,6 % pour 2022.
L'expansion de l’économie a significativement baissé de rythme ces derniers mois (elle s’est affichée à 0,2 % entre juillet et septembre contre 1,2 % au deuxième trimestre) ; cette baisse est attribuée "au retrait rapide du soutien budgétaire et à la reprise tardive de la consommation dans un contexte d'épidémies récurrentes de COVID-19 et de mesures de confinement". Par ailleurs, les déboires du promoteur immobilier Evergrande aux 300 milliards de dollars d’endettement qui se trouve au bord de la faillite n’arrangent rien : "le ralentissement de l'investissement immobilier lié à l'effort politique en cours pour réduire l'effet de levier dans le secteur immobilier pèse également sur la croissance".
Et les analystes d’énumérer les risques menaçant l’activité économique chinoise. On trouve ainsi à court terme l'incertitude persistante liée à la pandémie, la faiblesse de la consommation et les vulnérabilités financières élevées. D’autre part, le ralentissement des gains de productivité et la baisse de la population active constituent des obstacles à la croissance de long terme.
Le moment délicat traversé par la Chine implique que sa politique économique se doit d'être plus expansionniste, lit-on dans le rapport de mission. "La politique budgétaire, qui a été nettement restrictive cette année, devrait temporairement adopter une position neutre et se concentrer sur le renforcement de la protection sociale et la promotion des investissements verts plutôt que sur les dépenses d'infrastructure traditionnelles", est-il indiqué, tandis que la faible inflation donne des marges de manoeuvre à la Banque centrale pour que sa politique monétaire soit accommodante.
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