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Fonds d'investissements / Peugeot Invest / Nominations / Private equity

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Peugeot Invest / Nominations / Private equity

Peugeot Invest change de dimension

La structure de la famille Peugeot se dote d’un directeur général adjoint en promouvant Sébastien Coquard et nomme quatre managing directors par avancement. Quatre recrutements sont également prévus.
Sébastien Coquard, directeur général adjoint de Peugeot Invest - DR
Sébastien Coquard, directeur général adjoint de Peugeot Invest - DR

Après une année 2021 très positive pour Peugeot Invest marquée par la fusion de Peugeot SA et de Fiat Chrysler Automobiles dans Stellantis, mais dans un contexte actuel difficile pour le marché automobile en raison des pénuries de composants électroniques et en raison du scandale Orpea, la société cotée de la famille Peugeot muscle considérablement son équipe d’investissement.

Elle a nommé Sébastien Coquard au poste de directeur général adjoint et chief investment officer (CIO). Si ce dernier était déjà CIO et responsable des relations investisseurs avec le grade de managing director (MD), le poste de directeur général adjoint est une création. Sébastien Coquard, qui a démarré sa carrière dans les financements structurés chez Paribas avant de rejoindre Oddo en fusions-acquisitions puis de passer chez AGF (filiale d’Allianz) pour suivre les investissements à long terme de l’assureur, travaillera directement aux côtés du directeur général Bertrand Finet.

Cela illustre l’effort de structuration et d’organisation de Peugeot Invest ces dernières années dans sa stratégie d’investissements diversifiés. En témoignent les autres nominations annoncées aujourd’hui même. Quatre directeurs d’investissement (ou directors) ont été promus MD, alors que jusqu’à présent, Peugeot Invest ne disposait que d’un MD en la personne de Sébastien Coquart : Marie Ahmadzadeh, Guillaume Falguière, Jean-Paul Lemonnier et François Massut. Ces professionnels des fusions-acquisitions (avec des parcours de banquiers d’affaires ou de gérants de fonds de private equity) sont arrivés chez Peugeot Invest en 2015, pour Marie Ahmadzadeh et François Massut, et 2017, pour Guillaume Falguière et Jean-Paul Lemonnier.

Le holding compte aujourd’hui 13 professionnels de l’investissement, contre seulement quatre fin 2016. Et quatre recrutements sont en cours pour atteindre l’objectif de 17 à l’été. Une croissance menée en particulier par Bertrand Finet, arrivé chez Peugeot Invest en 2017 en tant que directeur général délégué avant de passer directeur général il y a deux ans. Son parcours antérieur plaide pour lui : après une expérience dans les fonds de private equity internationaux CVC Capital Partners et Candover,  il a dirigé le Fonds stratégique d’investissement (FSI) en 2009 un an après la création du premier fonds souverain français, puis a rejoint Bpifrance après l’intégration du FSI en 2013, où il a dirigé l’équipe d’investissement en fonds propres PME puis l’équipe Mid & Large Cap de 2015 à 2016.

Couper le cordon

Cette croissance est la conséquence de la volonté de la famille belfortaine, en 2003, de transformer leur holding en véritable structure d’investissement diversifiée et professionnelle. Celle-ci déploie grosso modo, trois stratégies : la prise de participations minoritaires (que couvrent Marie Ahmadzadeh et Guillaume Falguière), l’investissement dans des fonds de private equity et les co-investissements aux côtés de tels fonds (pilotés par François Massut) et, depuis plus récemment, l’investissement en growth equity, qui désigne la prise de participation dans des start-ups à très forte croissance et des licornes. Jean-Paul Lemonnier a la responsabilité de définir et de mettre en place cette stratégie.

Le renforcement de Peugeot Invest intervient également dans un contexte d’éloignement progressif entre la famille et ses actifs historiques : le constructeur automobile Peugeot SA, qui s’est fondu dans Stellantis, et son ancienne filiale équipementière Faurecia. Des liens qui s’étaient déjà distendus depuis l’arrivée de l’Etat français et du constructeur chinois Dongfeng Motors en 2014 alors que PSA Peugeot-Citroën (comme le groupe s’appelait alors) avait frôlé la faillite un an plus tôt. A travers sa sous-structure Peugeot 1810, le holding détient actuellement 7,2% de Stellantis et 3,14% de Forvia (nouveau nom de Faurecia suite à l’acquisition de Hella) ; ces participations ne représentaient plus que 43% des actifs de Peugeot Invest au 31 décembre dernier.

Parmi ses participations les plus connues se trouvent le groupe d’électroménager Seb (dont il détient 4% du capital), Spie (5,3%), la filiale d’énergies renouvelables de Total, Total Eren (2,4%), la société de gestion alternative Tikehau Capital, ou encore le groupe aéronautique Safran (0,1%). Peugeot Invest se trouve également exposé aux déboires du groupe de maisons de retraite et d’Ehpad Orpea, dont il détient 5% depuis 2011.

Le holding a également souscrit à de nombreux fonds de private equity gérés par les grands noms du métier, comme Advent, PAI Partners, Warburg Pincus, Keensight, Idinvest, Tikehau Capital ou LBO France.

Peugeot Invest affichait plus de 7 milliards d’euros d’actifs bruts au 31 décembre 2021.

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