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TotalEnergies / Qatar / QatarEnergy

TotalEnergies va développer le méga champ gazier du Qatar

TotalEnergies devient le premier partenaire étranger du Qatar pour développer le plus grand champ de gaz naturel au monde. Un contrat clé qui aidera le groupe à compenser son retrait de Russie et atteindre ses objectifs de transition énergétique.
Patrick Pouyanné, le président-directeur général de TotalEnergies - Photo by KARIM JAAFAR / AFP
Patrick Pouyanné, le président-directeur général de TotalEnergies - Photo by KARIM JAAFAR / AFP

Les négociations duraient depuis 2019, au milieu d’une forte concurrence. En remportant l’appel d’offres du Qatar pour devenir le premier partenaire étranger au développement du plus grand champ de gaz naturel au monde, TotalEnergies vient d’enregistrer un succès stratégique important, au moment où les grandes entreprises pétrolières et gazières européennes cherchent s’affranchir du gaz russe.

TotalEnergies détiendra 6,25% du projet North Field East (NFE), projet d'expansion du champ offshore North Field, le plus grand gisement de gaz naturel au monde que le Qatar partage avec l'Iran, sur lequel reposent beaucoup d'enjeux. L’émirat du Golfe persique compte en effet sur ce projet pour augmenter sa capacité d’export de gaz naturel liquéfié (GNL) de 77 millions de tonnes par an (Mtpa) aujourd’hui à 110 Mtpa d’ici 2027, a-t-il annoncé. Un atout clé de ses ambitions dans la course mondiale au GNL, dont les Etats-Unis vont devenir cette année le premier producteur mondial grâce à l’exploitation du gaz de schiste.

La participation de la compagnie pétrolière française au projet NFE répond, elle, à une double nécessité. Elle va contribuer à compenser son retrait de Russie, la crise ukrainienne obligeant le groupe dirigé par Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, à rebasculer la géographie de ses investissements dans le GNL. Le groupe a ainsi annoncé fin avril avoir provisionné un montant de 4,1 milliards de dollars dans ses comptes en lien avec son projet de gaz naturel liquéfié Arctic LNG 2 en Russie à la suite des sanctions de l'Union européenne contre Moscou.

Le groupe français n’est pas seul à rechercher des alternatives au gaz russe. Le britannique Shell et le norvégien Equinor ont par exemple signé il y a quelques jours un accord avec la Tanzanie pour construire des infrastructures de production et d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le projet répond d’autre part à l'objectif de TotalEnergies d'accélérer son développement dans le GNL, que le groupe considère comme "une énergie clé de la transition".

Dans le détail, la major pétrolière française détiendra une participation de 25% dans une nouvelle société commune contrôlée à 75% par la compagnie nationale QatarEnergy. Cette joint-venture possèdera à son tour 25% de l'ensemble du gigantesque projet North Field East (NFE), en cours de construction. "C'est un investissement de 2 milliards de dollars pour financer 25% d'un train [de liquéfaction de gaz] qui coûte entre 7 et 8 milliards de dollars", a précisé Patrick Pouyanné, dans un entretien à l’AFP. Le coût total du projet est estimé à 28,75 milliards de dollars, a indiqué QatarEnergy dans un communiqué.

Pour devancer les compagnies américaines Exxon Mobil et ConocoPhillips, ou européennes Shell et Eni, également candidates, la multinationale française avait l’atout de l’ancienneté de ses relations avec le Qatar, sa présence dans l’émirat du Golfe persique remontant à 80 ans. De plus, "TotalEnergies était présent à la naissance de l’industrie du GNL (gaz naturel liquéfié) qatarie il y a environ 30 ans, à travers sa participation dans Qatargas 1, puis Qatargas 2 en 2005", a rappelé Patrick Pouyanné, Président-directeur général de TotalEnergies, lors de la cérémonie de signature des contrats. L’accord signé "va prolonger notre partenariat stratégique avec le Qatar et QatarEnergy pour plus de 25 ans", a également indiqué le dirigeant.

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