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Feuilleton de l'été / Edouard Chatenoud / Tikehau Capital / Tikehau / Benelux

Feuilleton de l'été
Edouard Chatenoud / Tikehau Capital / Tikehau / Benelux

exclusif Ils et elles vont construire le monde d'après – Edouard Chatenoud

EXCLUSIF. Tombé un jour par hasard sur une petite annonce de stage chez Tikehau Capital, Edouard Chatenoud n'a depuis plus jamais quitté le gestionnaire de fonds. Mieux, il est devenu en 2014 responsable de la filiale Benelux. Preuve que chez Tikehau, la croissance n'est pas que dans le montant des actifs sous gestion.
Edouard Chatenoud (DR)
Edouard Chatenoud (DR)

"Malgré mes 17 ans d’ancienneté chez Tikehau Capital, je ne suis pas en pilote automatique".

Edouard Chatenoud, 39 ans, responsable de la région Benelux pour le gestionnaire de fonds français depuis 2014, est un homme curieux qui aime son métier.

Et cela tombe bien, Tikehau Capital est aussi une société qui n’a pas pour habitude de mettre ses œufs dans le même panier. "Pour éviter la crise de la quarantaine (il les aura en janvier prochain, ndrl), nous avons la chance chez Tikehau Capital d’être actifs dans la transition énergétique, avec l’envie de faire bouger des lignes pour les générations suivantes. Par ailleurs, être multi-assets nous permet de ne pas être enfermés dans une seule activité et d’évoluer dans un large marché tout en conservant de l’ambition", confie Edouard Chatenoud.

Parmi tous les fronts menés par la société qui gère près de 35 milliards d’euros d’actifs, on trouve en effet, ces dernières semaines, la création d’un fonds à impact pour l’agriculture et un Spac avec FL Entertainement (Banijay et Betclic) qui vient d’entrer en Bourse.

 

Une annonce sur le site d’HEC

 

A la sortie du lycée Fénelon à Paris, Edouard Chatenoud intègre les classes préparatoires et entre à l’Edhec. " A l’époque, mon objectif était double : être généraliste et me former par l’apprentissage tout en étant exposé, afin d’acquérir de l’expérience. Je suis donc parti un an à Londres pour étudier la finance à la London School of Economics. Ce secteur m’attirait car il demande des compétences variées, une certaine vision et une capacité de projection dans le futur ", explique Edouard Chatenoud.

A la fin de ses études, en 2005, et alors que différentes possibilités d’emplois s’offrent à lui, il postule, tout à fait par hasard, à une proposition de stage chez Tikehau Capital. "Les deux fondateurs, Antoine Flamarion et Mathieu Chabran géraient à eux-seuls 12 millions d’euros. Eux aussi revenaient de Londres et s’installaient à Paris pour développer leurs affaires. Ils cherchaient donc quelqu’un pour les aider et ont laissé une annonce sur le site d’HEC", raconte Edouard Chatenoud.

Ravi de revenir en France, le jeune homme est alors séduit par le dynamisme des deux associés fondateurs. "Ils avaient tous les deux faits leurs classes chez Merrill Lynch puis l’un est parti chez Goldman Sachs et l’autre chez Deutsche Bank. Sur cette base-là, je me suis dit qu’ils me formeraient et leur société me paraissait plus séduisante que de rejoindre une grande banque où je serai devenu un simple numéro ", se souvient l’investisseur. 

 

Accro à l’adrénaline

 

Un hasard qui fait d’autant mieux les choses que "la petite embarcation" Tikehau est vite devenue attractive. "Très rapidement, Antoine et Mathieu ont noué des partenariats avec Albert Frère, Goldman Sachs et les plus grands family offices d’Europe, ce qui m’a vite fait comprendre que j’évoluais dans un milieu d’excellence même si les montants étaient modestes ", indique Edouard Chatenoud. 

Depuis, le succès de l’entreprise ne s’est jamais démenti. " Chez Tikehau Capital, je crois que j’ai développé une forme d’addiction à la croissance et à l’énergie qui en découle ", avoue le responsable du Benelux. Une ébullition qui n’est pas pour déplaire à cet hyperactif. "Je travaillais sur plusieurs classes d’actifs en même temps, différents produits (dette, immobilier et capital investissement) et divers secteurs". 

Ainsi, durant ces neufs années passés à Paris, Edouard Chatenoud aura eu, entre autres, l’occasion d’investir dans les Alpes françaises, structuré un premier fonds de dette en 2007 pour le compte du bilan de Tikehau Capital et participé à l’acquisition de Salvepar, holding rachetée à Société générale, " grâce à laquelle Tikehau Capital est coté en Bourse et ce qui m’a permis d’intégrer le conseil d’administration de différentes sociétés plutôt actives en province, dans le secteur de la santé, des services ou de l’industrie… ". 

 

La preuve de confiance

 

En 2014, fort de cette première expérience, l’envie d’avoir son propre business commence à le titiller.

Il fait part de son souhait de travailler à Singapour pour y gérer le bureau de Tikehau Capital sur place. " Voyant que je souhaitais partir à l’étranger, Mathieu et Antoine m’ont alors proposé de développer une nouvelle filiale à Bruxelles. Avec mon épouse, l’idée de changer d’air nous a convaincu en 24 heures ", se remémore Edouard Chatenoud.

Un challenge qu’il a su relever avec succès. "En sept ans, nous avons développé deux autres bureaux, l’un à Amsterdam et l’autre au Luxembourg. Nous avons dix collaborateurs et sommes actifs en fundraising comme en investissement. Le bureau a déployé 1,5 milliard d'euros et a collecté le même montant auprès des investisseurs institutionnels".

L’an dernier, Tikehau Capital a remporté un appel d’offres lancé par l’Etat fédéral de Belgique afin de gérer une enveloppe destinée à investir dans les PME belges. "Ce contrat nous permet d’être partenaire de l’Etat ainsi que de l’ensemble des investisseurs institutionnels locaux et d’être sur la carte localement", explique Edouard Chatenoud. 

Parmi les investisseurs avec lesquels il travaille, on trouve des compagnies d’assurance, des fonds de pension… " Nous investissons beaucoup dans l’univers du mid-cap sur des tickets allant de 20 à 200 millions ", ajoute le patron de la branche Benelux. De quoi épancher encore pendant longtemps sa soif de diversité. " L’aspect entrepreneurial que j’ai pu vivre au Benelux au cours de ces années est très épanouissant et j’aime beaucoup Bruxelles, un carrefour de différentes cultures à 1h20 de Paris ".

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