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Wendel / ACAMS / André François Poncet / Bureau Veritas

Wendel inspire la prudence pour le second semestre

Wendel a connu un premier semestre contrasté, entre le recul de la valeur de son portefeuille de sociétés et les bonnes performances financières de celles-ci. Le second semestre s'annonce indécis. 
André Francois-Poncet, président du directoire de Wendel - Bruno LEVY/CHALLENGES-REA
André Francois-Poncet, président du directoire de Wendel - Bruno LEVY/CHALLENGES-REA

Les derniers résultats semestriels de Wendel montrent un contraste. Alors que l'actif net réévalué (ANR) - l’indicateur mesurant la valeur du portefeuille de la société d’investissement - a subi le contrecoup des turbulences des marchés financiers, la première partie de l’année s’avère plutôt satisfaisante s’agissant des revenus et des marges des sociétés dudit portefeuille.

L’ANR du groupe dirigé pour quelques semaines encore par André François-Poncet s’établissait à 7,35 milliards d’euros au 30 juin, soit 165,6 euros par action. Retraité du dividende par action de 3 euros payé en juin, il a reculé de 10,4 % depuis le début de l’année par rapport aux 188,1 euros de fin décembre dernier. Avec toutefois un distinguo entre un premier trimestre fortement pénalisé par la baisse des marchés, et un deuxième trimestre au cours duquel l’ANR s’est stabilisé, progressant même légèrement (+1,7%). Une résilience assez surprenante alors que la forte baisse du cours de Bourse de l'expert de la certification Bureau Veritas, dans lequel Wendel détient une participation de 35,5%, a pesé lourd. Mais celle-ci a été quasi intégralement compensée par la hausse des actions de l'opérateur de tours de télécommunication IHS dont le groupe détient 19,2%.

Surtout, et "de manière surprenante", note le courtier Degroof Petercam, du côté des actifs non cotés, "les révisions à la hausse des perspectives de certaines sociétés du portefeuille et les variations de change sont venues contrebalancer la baisse des multiples qui s’est poursuivie sur ce trimestre", a indiqué Wendel.  

Pour autant, l’ANR ne dit pas tout. "Au-delà, nous retiendrons surtout de cette publication la croissance organique du chiffre d’affaires des sociétés du portefeuille et le contexte de résilience de la croissance et des marges, la plupart des sociétés ayant dépassé leur niveau du premier semestre", observe de son côté le courtier Oddo BHF. Ce qui explique la progression de 16,6% - dont 10,3% de croissance organique - du chiffre d’affaires de Wendel sur la période, à 4,22 milliards d’euros. Également, le résultat net des activités s’est établi à 354,9 millions d’euros, en hausse de 2,3%, reflétant l’augmentation de la profitabilité de l’ensemble des sociétés du portefeuille.

Entre la croissance organique de 6,5% de Bureau Veritas, celle de 12,2% de Stahl, le leader mondial des revêtements et traitements pour les matériaux souples, ou encore la croissance record de 22,6% de Constantia Flexibles, les sociétés du portefeuille ont connu une activité particulièrement dynamique au premier semestre. De même pour Crisis Prevention Institute ou CPI (+21,2%) ou ACAMS (+21,1%), le leader mondial de la formation et de la certification dans le domaine de la prévention de la criminalité financière, dont Wendel a bouclé l’acquisition le 10 mars de cette année.

La question de pouvoir rééditer la performance se pose à présent. "Comme pour les autres sociétés d'investissement disposant d'actifs non côtés, nous restons prudents sur le second semestre", prévient Degroof Petercam. "Cela vaut tout particulièrement pour ACAMS", note le broker, la société ayant été acquise à un multiple d'excédent brut d'exploitation (EBITDA) supérieur à 30. Ainsi, "la performance sous-jacente devra être très forte pour compenser entièrement une baisse des multiples", prévient le courtier. Dans le cas contraire, Wendel pourrait être contraint de comptabiliser une dépréciation sur sa participation dans ACAMS en début d’année prochaine.

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