Start-up / Private Equity / Mirova / Natixis / Mirova Energy Transition / Raphaël Lance / hard cap / Ademe
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Mirova / Natixis / Mirova Energy Transition / Raphaël Lance / hard cap / Ademe
Mirova lève 1,6 milliard d'euros avec son 5ème fonds de transition énergétique
Un succès exponentiel. Mirova, la filiale de finance responsable de Natixis Investment Managers vient de finaliser la levée de Mirova Energy Transition (MET 5), son 5ème fonds d’investissement en fonds propres dans les infrastructures de transition énergétique. Le montant atteint de 1,6 milliard d’euros dépasse largement l’objectif initial que la société de gestion s’était fixé. "Nous avions un objectif d’un milliard d’euros, avec un plafond de 1,3 milliard d’euros", indique à WanSquare Raphaël Lance, le directeur des fonds d’infrastructures de transition énergétique de Mirova.
Le "hard cap", ce montant de levée qui sert de plafond absolu en cas de succès très important auprès des investisseurs, a été franchi allègrement sous l’effet d’un engouement très fort, qui a conduit la société de gestion à demander aux premiers investisseurs s’ils acceptaient d’augmenter le plafond pour permettre d’en accueillir de nouveaux. Ce qu’ils ont accepté, alors que le fonds a déjà investi pas moins de 600 millions d’euros.
Mobilité bas carbone
Considérable en soi, le montant l’est aussi comparé aux 46 millions d’euros qui avaient été levés lors du lancement du premier fonds d’infrastructure de transition énergétique de Mirova il y a maintenant vingt ans. Lancé aux côtés de l’Agence de la transition écologique (Ademe), celui-ci avait amorcé la filière éolienne en France. Depuis, la stratégie du fonds a évolué au fur et à mesure des levées, suivant la propre évolution du secteur. "Nous avons progressivement intégré les autres sources de production d’énergie, le solaire, l’hydro-électricité, le stockage. Le champs d’activité a été étendu à la mobilité bas carbone lors du lancement du fonds numéro 4 en 2018, alors que l’essor du véhicule électrique n’en était qu’à ses débuts", explique Raphaël Lance. En parallèle, les levées de fonds ont augmenté considérablement : 94 millions d’euros en 2008 pour le deuxième opus en 2008, puis 354 millions d’euros en 2014 pour le troisième, tandis que le quatrième avait levé 859 millions d’euros.
"Avec le fonds numéro 5, nous avons souhaité encore élargir cette partie mobilité bas carbone, ce secteur devenant mature avec des besoins toujours plus importants", ajoute-t-il. MET 5 investit ainsi sur les technologies éprouvées (éolien terrestre, photovoltaïque, hydro-électricité, stockage) et sur les secteurs de la mobilité bas carbone, notamment pour accompagner la croissance du secteur des véhicules électrique et l’émergence de l’hydrogène vert.
D’un côté, l’augmentation des montants de levées de fonds "traduit l’accélération des projets de la transition énergétique, dans des industries très capitalistiques nécessitant des financements de plus en plus importants". De l’autre, il y a "la maturité acquise par le secteur, la bonne perception du risque associés à ces projets, et surtout le virage pris par les investisseurs vers des investissements plus durables. Mirova, acteur engagé de la finance à impact depuis sa création, apporte une réponse crédible à ces enjeux", poursuit Raphaël Lance.
Des investisseurs de plus en plus internationaux
Autre axe majeur de développement de MET 5, les équipes ont la possibilité d’investir hors d’Europe. Cette diversification géographique peut aller jusqu’à 10% des encours du fonds et cible des projets situés dans des pays membres de l’OCDE. Ainsi, le fonds pourra investir en particulier en Asie pour étendre à cette région les partenariats noués avec des développeurs européens, en dupliquant le modèle de certains projets déjà réalisés en Europe.
Par symétrie, les investisseurs se sont aussi considérablement internationalisés. Alors que les investisseurs français avaient représenté 60% de la levée du quatrième fonds, ils représentent aujourd’hui 25% de MET 5. "Nous avons beaucoup accru notre base d’investisseurs qui viennent désormais de toute l’Europe, mais aussi d’extrême Orient, du Japon, de Corée du Sud, ainsi que d’Amérique du Nord.", explique Raphaël Lance. Le directeur des fonds d’infrastructures de transition énergétique de Mirova précise que ces investisseurs sont "entre 30 et 40% des assureurs, 30 à 40% également sont des fonds de pensions, des caisses de retraite. Ensuite il y a des banques, quelques fondations et family offices, des fonds de fonds, ainsi que la Banque européenne d’investissement", le bras armé financier de l’Union européenne dont la stratégie et la feuille de route l’ont transformé ces dernières années en véritable banque du climat avec des objectifs alignés sur ceux de l’Accord de Paris.
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