Politique économique / Sylvain Waserman / Modem / Ademe
Politique économique
Sylvain Waserman / Modem / Ademe
Emmanuel Macron propose la nomination de Sylvain Waserman à la tête de l’Ademe / Cet énarque fut vice-président de l’Assemblée nationale
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) en passe d’avoir un nouveau président ? Alors que Boris Ravignon, le précédent candidat d’Emmanuel Macron pour le poste, n’avait pu obtenir l’aval des parlementaires, le président de la République vient de faire savoir qu’il avait porté son choix sur Sylvain Waserman. "La Présidente de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution ", a fait savoir l’Elysée.
Rappelons que, dotée d’un budget de 4,2 milliards pour cette année, l’Ademe est placée sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de la Transition énergétique et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et participe à la construction des politiques nationales et locales de transition écologique.
Agé de 55 ans, Sylvain Waserman est diplômé de Telecom Paris Sud ainsi que de l’Institut d’administration économique de Metz et de l’Ecole nationale d’administration (Promotion Aristide-Briand).
Ce natif de Paris a commencé sa carrière dans les télécommunications (British Telecom puis Cegetel) en tant qu’ingénieur grands comptes, directeur relation clients puis directeur général adjoint de la business unit B-to-B. Puis, après son passage à l’ENA en 2008, il devient maire de Quatzenheim, commune de huit cents habitants située dans le Bas-Rhin. Dans la foulée, il est nommé directeur général de R-GDS, anciennement Gaz de Strasbourg, qui est le gestionnaire de réseau de distribution de gaz de nombreuses villes dans le Bas-Rhin.
Du côté de la politique, il rejoint le Modem en 2015, se présente aux législatives en 2017, est élu, et devient vice-président de l’Assemblée nationale. Il sera entre autres l’auteur d’une loi sur l’engagement associatif et d’une loi sur les lanceurs d’alerte. A noter également qu’il sera à l’origine de rapports sur les lobbies et sur l’avenir de la zone euro. De nouveau candidat aux législatives en 2022 sous l’étiquette Ensemble (majorité présidentielle), il est battu au second tour.
Depuis un an, il réalisait des missions de conseil en stratégie d’entreprise.
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