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Entreprises / Actions / transformation numérique / cyberattaques / Cybersécurité / kpmg / guerre en Ukraine

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La guerre en Ukraine confirme le besoin de prévention aux risques cyber / Ils restent une priorité des entreprises françaises

Alors que l'incertitude géopolitique suscite des inquiétudes quant aux risques de cyberattaques pour les entreprises françaises, 75% d'entre elles ont désormais un plan pour faire face à cette situation. 
Cyberattaque (©Xinhua/ZUMA/REA)
Cyberattaque (©Xinhua/ZUMA/REA)

Voilà qui est un peu rassurant. Malgré un contexte inflationniste et rempli d’incertitudes géopolitiques, les dirigeants internationaux restent confiants dans les perspectives de croissance à trois ans, selon la nouvelle édition de l’étude annuelle CEO Outlook de KPMG réalisée auprès de 1325 entreprises cet été.

Si 76% du panel s’attend à une récession, ils sont toujours 85%, - même score qu’en janvier - , à se déclarer confiants sur les perspectives d’évolution de leur entreprise. En France, le moral des dirigeants s’améliore même : ils sont désormais 81% à afficher leur confiance contre 77% en début d’année. Ils restent toutefois attentifs à l’évolution de la situation, le risque géopolitique étant leur priorité numéro un, suivi de la croissance organique et des alliances stratégiques.

Surtout, une tendance semble se confirmer: celle de la prévention au risque cyber.  Alors que la cybersécurité était devenue, l'année dernière, la préoccupation numéro un des dirigeants aussi bien internationaux que français, aujourd'hui, 79% de ces derniers affirment que l’incertitude géopolitique suscite des inquiétudes quant aux risques de cyberattaques.

87% d’entre eux considèrent d'ailleurs que la sécurité de l’information est une fonction stratégique et est vue comme une source potentielle d’avantage concurrentiel pour leur entreprise. 75% de ces chefs d’entreprises s’estiment d’ailleurs préparer et ont un plan pour faire face à des attaques par rançongiciel (logiciel malveillant ou virus qui bloque l’accès à des données et qui réclament le paiement d’une rançon pour en obtenir de nouveau l’accès), type de menace le plus répandue dans le monde.

Une bonne nouvelle car cette préoccupation a pendant très longtemps été reléguée au second plan par les entreprises. Rappelons qu’en mars dernier, le niveau global de préparation des entreprises françaises face au risque cyber était encore jugé insuffisant, selon un baromètre publié par Wavestone, société de conseil spécialisée dans la cybersécurité. Il ne représentait en effet que 6,1% du budget informatique des grands groupes français.

Par ailleurs, Wavestone jugeait également insuffisant le nombre de personnes dédiées en interne à ce sujet. Les écarts entre secteurs étaient en outre assez spectaculaires : la finance comprenait un employé cyber pour 300 collaborateurs alors que le secteur de l’énergie comptait un collaborateur dédié pour 946 salariés. Un constat d’autant plus alarmant que ces deux secteurs sont au cœur des enjeux stratégiques des États depuis le début du conflit russo-ukrainien.

KPMG pointe cependant un effet négatif : le contexte économique pourrait remettre en question la transformation digitale des entreprises. Ainsi, 70% des patrons français ont pris ou vont prendre dans les six prochains mois des mesures pour mettre en pause ou circonscrire leur stratégie numérique.

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