Macro-économie / Taux / Banque d'Angleterre / Megan Greene
Macro-économie / Taux
Banque d'Angleterre / Megan Greene
Mouvements à la Banque d’Angleterre / Megan Greene intègre le Comité de politique monétaire
La composition du Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre (BoE) évolue quelque peu. Jeremy Hunt, Chancelier de l’Echiquier a choisi de nommer Megan Greene au sein de l’organe qui décide de la conduite de la politique monétaire britannique. Elle remplace Silvana Tenreyro dont le mandat de trois ans, renouvelable une fois, arrive à son terme en juillet (elle était présente à la BoE depuis l’été 2017).
Alors qu’elle conduit son resserrement monétaire à un rythme effréné (son taux d’intérêt directeur a augmenté de 425 points de base en moins de dix-huit mois), la vieille dame de Threadneedle Street perd l’une de ses plus ferventes "colombes". En effet, depuis le début du cycle de resserrement monétaire, Silvana Tenreyro est celle ayant voté le plus souvent en faveur d’un maintien du taux d’intérêt directeur ou d’une hausse plus faible que celle décidée par les autres membres du MPC. A l’occasion de la dernière réunion ayant eu lieu le 23 mars, elle fut la seule, aux côtés de sa collègue Swati Dhingra, à plaider pour un maintien du taux d’intérêt directeur à 4 %.
Megan Greene est diplômée en économie de l’université de Princeton et de l’université d'Oxford. A la suite de ses études au sein de cette dernière, elle a intégré l’Economist Intelligence Unit en qualité d’analyste. Puis, après un passage chez Roubini Global Economics elle fondera le cabinet de conseil Maverick Intelligence en janvier 2013. Par la suite, elle deviendra cheffe économiste de John Hancock Financial Services et Manulife Asset Management.
Vient l’été 2019, à partir duquel elle est enseignante à Harvard ce jusqu’en juillet 2022. Entre temps, elle a été choisie pour devenir cheffe économiste du cabinet de conseil Kroll Institute.
Depuis quelques années, Megan Greene publie souvent des tribunes dans le Financial Times. Dans la dernière qu’elle a écrite le 19 mars en réaction aux faillites bancaires américaines, elle y jugeait notamment que "nous allons continuer de nous heurter à des chocs sur le marché tant que les banques centrales continuent de diminuer la liquidité disponible en remontant leurs taux".
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