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Morgan Stanley / Goldman Sachs / bank of america

Bank of America surpasse Goldman Sachs et Morgan Stanley / La banque d’investissement au ralenti

Les banques américaines ont vécu le premier trimestre de manières différentes selon leur profil. Si Bank of America a imité les géants de la banque de détail JP Morgan et Wells Fargo en faisant son progresser son bénéfice net, la faiblesse des opérations de fusion-acquisition a pesé sur les comptes de Goldman Sachs et Morgan Stanley, également pénalisées par la baisse des revenus de trading.
La tour Bank of America à Hong-Kong - LIAU CHUNG REN/ZUMA/REA
La tour Bank of America à Hong-Kong - LIAU CHUNG REN/ZUMA/REA

La hausse des taux d’intérêt ne peut pas tout. Les résultats du premier trimestre 2023 des grandes banques américaines se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Comme pour JP Morgan, Citigroup et Wells Fargo en fin de semaine dernière, le bénéfice de Bank of America a progressé au milieu des turbulences du secteur, ce qui n’a pas été le cas pour Goldman Sachs et Morgan Stanley.

Bank of America, la deuxième banque des Etats-Unis, a vu son profit s’élever à 8,2 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année, soit 94 cents par action, a-t-elle annoncé mardi, contre 7,1 milliards de dollars, ou 80 cents par action un an plus tôt, nettement au-dessus des 81 cents anticipés par les analystes interrogés par FactSet.

 

BofA profite aussi de la hausse des taux

 

Son revenu net d’intérêt – soit l’écart entre ce que la banque gagne sur les prêts moins ce qu’elle verse aux déposants - a bondi de 25 % pour s’élever à 14,4 milliards de dollars, soutenu par "la remontée des taux d’intérêt et une croissance robuste du crédit", a souligné la banque. Elle a profité en cela d’un afflux record de 37 milliards de dollars de la part de clients existants et de nouveaux clients par rapport au premier trimestre 2022.

Son activité de banque privée et gestion de patrimoine regroupée dans l’entité Merrill (l’ex Merrill Lynch) a été très dynamique également, avec une hausse de 88 % de ses relations clientèle par rapport au premier trimestre de l’année précédente, ayant récupéré une partie des dépôts qui ont fui les banques régionales à la suite de l’effondrement de la Silicon Valley Bank le mois dernier.

A l’inverse, pour Goldman Sachs et Morgan Stanley, les choses se sont révélées plus compliquées. La première a vu son bénéfice net reculer de 18 % au premier trimestre, à 3,23 milliards de dollars, soit 8,79 dollars par action, certes au-dessus des 8,14 dollars anticipés en moyenne par les analystes interrogés par FactSet. Mais son produit net bancaire a diminué de 5 % à 12,2 milliards de dollars, en dessous des 12,8 milliards de dollars attendus par le consensus.

Moins diversifiée que ses paires, la firme dirigée par David Solomon tire en effet l’essentiel de ses revenus des activités de banque d’investissement et du trading. Or, les commissions de sa banque d’investissement ont chuté de 26 % à 1,58 milliard de dollars, et ses revenus de trading ont chuté de 13 %, davantage que chez ses concurrents. De plus, la vente partielle du portefeuille de prêts de son activité de crédit à la consommation Marcus s’est traduite par une perte de 470 millions de dollars.

 

Morgan Stanley sauvé par la gestion de patrimoine

 

Sa rivale Morgan Stanley, à elle aussi souffert de la baisse des opérations de fusions et acquisitions qui alimentent son activité de banque d’investissement, toujours primordiale, même si son président-directeur général, James Gorman, a depuis plusieurs années engagé une diversification qui porte ses fruits. Elle a annoncé un bénéfice net en baisse de 19 % à 2,98 milliards de dollars, et son produit net bancaire a reculé de 2 %, à 14,52 milliards de dollars. En cause donc, la mauvaise performance de la banque d’investissement, dont "l’activité est restée limitée", a indiqué James Gorman, ayant vu ses revenus diminuer de 24 %, à 1,25 milliard de dollars.

Heureusement ceux de la gestion de fortune ont augmenté de 11 %, à 6,6 milliards de dollars et représentent désormais 45 % du produit net bancaire total de l’établissement. La division a également attiré 110 milliards de dollars de nouveaux actifs nets au cours du trimestre. Et les ambitions de croissance externe de Morgan Stanley dans ce domaine sont loin d’être rassasiées. "Nous ferons d’autres acquisitions", a indiqué James Gorman aux analystes tout en précisant qu’il n’y avait pas de transaction imminente.

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