Asset, Management / Gestion d'actifs / GAM / NewGAM / Xavier Niel / Bruellan
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Gestion d'actifs / GAM / NewGAM / Xavier Niel / Bruellan
Le gérant zurichois GAM tourne la page Liontrust / Et mène des discussions productives avec Xavier Niel et ses alliés
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. L’anglais Liontrust a échoué dans sa tentative pour mettre la main sur GAM, le géant zurichois des fonds de placement, en difficultés depuis des années, ce revers laissant la voie grande ouverte à NewGam, consortium d’investisseurs mené par Xavier Niel.
A la fin de la période de son offre publique d’achat (OPA) le 23 août, Liontrust n’avait recueilli que 33,45 % des actions du gérant d’actifs zurichois, loin des deux tiers des titres en circulation requis pour que l’OPA soit considérée comme un succès, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.
Et s’il pouvait encore, en théorie, prolonger son offre, le gestionnaire britannique a jeté l’éponge, prévoyant d’annoncer l’échec de celle-ci le 29 août. Un résultat dont GAM a pris acte, constatant que "la majorité de ses actionnaires n'[avait] pas trouvé l’offre de Liontrust convaincante ", tout en se tournant déjà vers une solution de rechange. Celle proposée par NewGAM groupe d’actionnaires composé, d’une part, de Newgame, entité contrôlée par Xavier Niel et dirigée par Albert Saporta, vétéran de l’industrie des fonds spéculatifs avec 40 ans d’expérience sur les marchés financiers, allié d’autre part au gestionnaire de patrimoine Bruellan. Contrôlant 9,6 % de GAM, ce consortium était farouchement opposé à l’offre de Liontrust, considérant qu’elle "sous-évaluait considérablement " GAM.
L’argumentaire de NewGAM repose sur sa conviction que le gérant suisse peut mener à bien son redressement. Raison pour laquelle le consortium a demandé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) des actionnaires afin de révoquer le conseil d’administration actuel de GAM et d’élire un nouveau conseil doté d’un plan clair de redressement de l’entreprise. Ce plan devant passer par une rationalisation de la structure des coûts, l’élargissant de l’offre de GAM avec des produits d’investissement à haute valeur ajoutée, et la reconstruction d’activités d’investissements alternatifs et de gestion de patrimoine "crédibles", le tout piloté par des vétérans de la gestion d’actifs et du secteur bancaire.
Et si jusqu’à récemment, GAM et NewGAM s’étaient affrontés par communiqués, le ton est désormais très conciliant. Le gérant zurichois acquiesce à présent au fait qu’"il est important que ses actionnaires décident d’un changement dans la composition [de son] conseil d’administration". Il attend même "avec impatience de recevoir les propositions de Newgame" pour cette future AGE.
"Je suis heureux que nous ayons entamé des discussions constructives et productives avec Newgame et que ces discussions se poursuivent rapidement", a ainsi déclaré David Jacob, président de GAM. Des discussions qui, dans l’immédiat, doivent nécessairement porter sur le financement relais proposé par Newgame pour permettre à GAM de poursuivre son activité, d’un montant de 20 millions de francs suisses, similaire à celui proposé par Liontrust.
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