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Le score ESG des entreprises s’améliore / Des efforts sur le volet social qui payent

Si la France ne figure pas dans le top 10 des pays où les entreprises ont obtenu les hauts scores ESG (environnemental, social et de gouvernance), il n’en reste pas moins que les sociétés hexagonales font mieux que la moyenne mondiale. D’ailleurs, le taux de bonne note est en progression au troisième trimestre par rapport au précédent, en grande partie grâce aux efforts entrepris sur le volet social.
Poignée de main (©Photo by Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP)
Poignée de main (©Photo by Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP)

Les entreprises sont de plus en plus sensibles aux enjeux de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Selon la dernière édition du baromètre Altares, ce sont désormais 37 % des entreprises françaises de plus de 20 salariés qui ont un bon score ESG (environnemental, social et de gouvernance), dit "engagé" soit entre 1 et 2 (les notes vont de 1 à 5, 1 étant une note positive), soit une croissance de 3 % par rapport au trimestre précédent.

Ce calcul est établi sur une base de plus de 4 millions d’entreprises en France possédant un score ESG en octobre 2023, soit 90 % des entreprises économiquement actives. Un résultat du principalement aux engagements déployés sur le pilier "social". "Avec un score ESG global inchangé en trois mois pour la France, à 2,53, ce sont les sous-scores qui varient. La note du pilier "social", à 1,64 baisse de 0,20 point sur le trimestre, ce qui signifie que les entreprises françaises orientent plus leurs actions sur ce volet", analyse Laurent Lice, expert ESG d’Altares.

Cependant si près 1,5 million d’entreprises ont donc un bon score, il n’en reste par moins que près de 2,5 millions sont encore notées 3 par Altares, les meilleurs élèves étant les secteurs du bâtiment (2,12) et des services (2,13).

Cela ne signifie pas pour autant que ces entreprises ne fassent pas d’efforts. Si le secteur "Extractions et traitement des minerais" obtient un score moyen de 3,67, il faut examiner ses sous-scores E, S, G. " le score global varie de 3,80 à 3,67 entre le deuxième et le troisième trimestre, c’est donc 0,13 point gagné avec notamment le sous-score environnemental qui progresse de 0,6 point", fait remarquer Laurent Luce.

Néanmoins, s’agissant justement des efforts entrepris justement sur le pilier "environnemental", ils sont jugés globalement insuffisants. De façon générale et quelle que soit la taille des entreprises, le sous-score environnemental reste médiocre avec une moyenne de 3,05. Ce constat est d’ailleurs particulièrement visible chez les ETI dont le score global passe de 2,56 à 2,71 au troisième trimestre et chez les grandes entreprises dont le score recule de 2,48 à 2,85.

Cela étant, les entreprises françaises sont loin d’être de mauvaises élèves. Certes elles ne figurent pas dans le top 10 des pays mais elles ont une meilleure note au niveau national que le reste du monde dont le score global ESG est en moyenne de 2,84 au 12 octobre dernier et de 2,69 pour le seul volet social. C’est la Suède qui a obtenu le meilleur score avec 1,84 tandis que Hong Kong a la note la plus mauvaise à 4,20.

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