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Private Equity / BlackRock / Global Infrastructure Partners

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BlackRock / Global Infrastructure Partners

BlackRock passe la surmultipliée dans les infrastructures / Une acquisition transformante à 12,5 milliards de dollars

Le premier gestionnaire d'actifs au monde va débourser quelque 12,5 milliards de dollars pour s'offrir la société d'investissement Global Infrastructure Partners, spécialisée dans les infrastructures. Une opération transformante et stratégiquement majeure pour la firme dirigée par Larry Fink, et qui illustre la ruée des investisseurs institutionnels vers ce segment en plein essor des investissements alternatifs.
Larry Fink, le CEO de Blackrock - Photo by SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Larry Fink, le CEO de Blackrock - Photo by SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Il s’agit de la plus grande opérations de BlackRock depuis quinze ans. C’est en marge de la publication de ses résultats 2023 que le plus grand gestionnaire d’actifs au monde a annoncé vendredi l’acquisition de Global Infrastructure Partners (GIP). Soit ni plus ni moins le plus grand gestionnaire indépendant d'infrastructures au monde, avec plus de 100 milliards de dollars d'actifs. Basé à New York, GIP possède et exploite des sociétés d'énergie, de transport, d'eau et de traitement des déchets, ainsi qu'une participation dans l'aéroport de Gatwick à Londres, entre autres.

Pour cette troisième acquisition majeure de l’histoire de la société dirigée par Larry Fink après celles de la filiale de gestion de Merrill Lynch en 2006 et de Barclays Global Investors en 2009, BlackRock va débourser environ 12,5 milliards de dollars. La transaction, qui devrait être finalisée au troisième trimestre sera financée par 3 milliards de dollars en espèces complétés par 12 millions d'actions ordinaires BlackRock, dont le cours de clôture de jeudi s’établissait à 792,61 dollars.

Cette opération de croissance externe réalisée au prix fort va permettre à BlackRock d’établir une plateforme mondiale de premier plan dans l’investissement en infrastructures. "La combinaison de l'infrastructure de BlackRock et de GIP fera de nous le deuxième plus grand gérant d'infrastructure sur les marchés privés avec plus de 150 milliards de dollars d’encours sous gestion", a indiqué Larry Fink, le directeur général du groupe.

Elle est une nouvelle illustration de la ruée vers les infrastructures, segment de l’investissement alternatif considéré comme le plus porteur compte tenu de besoins en plein essor, et sans difficulté pour les financer, le modèle économique des infrastructures générant des revenus réguliers et du cash. Des caractéristiques qui expliquent les grandes manœuvres dans le secteur, suivant la même logique qui a conduit le géant CVC Capital Partners a acquérir en novembre dernier le fonds d’infrastructure néerlandais DIF Capital Partners.

"L'expansion des infrastructures physiques et numériques va continuer à s'accélérer, car les gouvernements donnent la priorité à [...] l'indépendance énergétique et la rélocalisation des secteurs critiques. Les décideurs politiques commencent à peine à mettre en œuvre des incitations financières pour les nouvelles technologies et les nouveaux projets d'infrastructure", a souligné Larry Fink. Selon les consultants de McKinsey, le déficit d'investissements à combler dans les infrastructures se monterait ainsi à 15 000 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie.

S’agissant de BlackRock, dont la création remonte à il y a 35 ans, et qui était à l’origine une division de BlackStone, la plus grande société au monde d'investissement en capital privé, dont BlackRock avait au départ vocation à fournir des services de gestion d’actifs aux clients institutionnels, le mouvement stratégique revêt une symbolique particulière. Après avoir engrangé des milliards de bénéfices sous l’effet de l’explosion de l’intérêt des investisseurs pour les fonds négociés en bourse (ETF), l’ex-émanation marche ouvertement sur les plates-bandes de son ancienne maison-mère. Alors que BlackRock vient d’enregistrer des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre, avec des encours sous gestion repassés au-dessus des 10 000 milliards de dollars pour la première fois en deux ans, ses relais de croissance sont clairement identifiés.

 

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