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Louis Vuitton / LVMH

LVMH signe une nouvelle année record en 2023 / Et creuse encore l’écart sur ses poursuivants

LVMH a enregistré en 2023 de nouveaux résultats records, résistant bien mieux que la concurrence à la décélération du secteur. La solidité de ses marques emblématiques lui permettant également d’aborder 2024 avec confiance.  
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - AFP
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - AFP

Les records sont faits pour être battus. La tendance observée à l’issue des neuf premiers mois 2023 le laissait présager : LVMH a réalisé l’an dernier le chiffre d’affaires le plus élevé de son histoire. Ses ventes de 86,2 milliards d’euros ont dépassé les 79 milliards d’euros de 2022, de même que les 85,9 milliards d’euros attendus par le consensus des analystes, reflétant une croissance de 9% à données publiées, et de 13% en organique.

De même, le résultat opérationnel de 22,8 milliards d’euros et le résultat net (part du groupe) de 15,2 milliards d’euros, tous deux en hausse de 8%, sont du jamais vu pour l’entreprise. Et la facilité apparente avec laquelle le leader mondial du luxe a réalisé cet accomplissement ne doit rien enlever à son mérite.

Car non seulement l’entreprise familiale partait l’an dernier avec le handicap d’une branche Vins et spiritueux faisant face à une base de comparaison et un niveau de stock élevé chez les revendeurs, mais l’incertitude entourant le contexte économique et géopolitique a donné lieu à une décélération de tout le secteur. Après trois années fastes de rattrapage post-pandémie, la consommation de luxe est en quelque sorte revenue à la normale.

Le leader mondial du secteur s’est cependant beaucoup mieux accommodé de cette situation que ses poursuivants, si l’on en juge par la baisse de chiffre d’affaires subie sur neuf mois par Kering, le numéro deux, qui publiera ses résultats annuels le 8 février, et la croissance modeste de 5%, sur neuf mois également, tout juste dévoilée par le numéro trois, le suisse Richemont (dont l’exercice est à cheval sur 2023 et 2024).

Ainsi, mis à part la division Vins et spiritueux, toutes les activités de LVMH ont présenté l’an dernier une croissance soutenue de leurs ventes. C’est le cas en particulier de sa branche phare de Mode et maroquinerie, dont les ventes ont enregistré une hausse organique de 14%, pour atteindre à 42,2 milliards d’euros, avec toujours des performances exceptionnelles de Louis Vuitton, Christian Dior, Celine, Loro Piana, Loewe, Rimowa et Marc Jacobs. Pour donner un ordre de grandeur, cela correspond à plus de deux fois le chiffre d’affaires attendu par le consensus des analystes pour tout le groupe Kering sur l’année écoulée.

La Distribution sélective a confirmé son rang de deuxième division du groupe, avec une croissance de 20% de ses ventes (+25% en organique), à 17,9 milliards d’euros, portée par une nouvelle année record de Sephora, qui a poursuivi ses gains de parts de marché avec une dynamique particulièrement forte en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient. Dans le même temps, l’activité Montres & Joaillerie a enregistré une croissance organique de 7%, avec des ventes de 10,9 milliards d’euros, tandis que l’activité Parfums et Cosmétiques voyait les siennes grimper de 11%, à 8,3 milliards d’euros.

"La performance de 2023 illustre l’exceptionnel pouvoir d’attraction de nos Maisons et leur capacité à créer le désir au cours d’une année pourtant tendue au plan économique et géopolitique", a résumé Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH.

Et si le secteur du luxe s’approche de la fin d’un cycle d’expansion particulièrement favorable, le groupe a les atouts pour continuer à tirer son épingle du jeu. "Nous abordons l’année 2024 avec confiance, forts de la désirabilité de nos marques et de l’agilité de nos équipe", a également déclaré le dirigeant. Alors que 2024 s’annonce comme l’année de la normalisation de la demande de luxe, avec une croissance du secteur qui pourrait s’avérer inférieure à sa croissance historique, LVMH pourra continuer à s’appuyer sur un portefeuille de marques dont la solidité et la désirabilité ne sont pas le fruit du hasard mais celui d’un réinvestissement continu.

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