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Biomérieux supporte très bien l’après-Covid / Le groupe dispose de quatre moteurs de croissance

Le spécialiste du diagnostic in vitro Biomérieux n’a pas déçu avec ses résultats 2023. Largement anticipé, le recul de sa marge est notamment lié au retour des dépenses marketing à leur niveau d'avant la pandémie. Si l’année 2024 sera pénalisée par un effet devise plus défavorable qu’attendu, la bonne orientation des solutions pour les applications cliniques, mais aussi industrielles, devrait permettre la poursuite d’une croissance organique estimée entre 6% et 8%.
Biomérieux anticipe une croissance organique de 6 à 8% en 2024 - AFP
Biomérieux anticipe une croissance organique de 6 à 8% en 2024 - AFP

Une fin d’année 2023 ralentie en apparence n’a pas empêché Biomérieux d’atteindre ses objectifs. Le spécialiste du diagnostic in vitro a dégagé l’an dernier un résultat opérationnel de 610 millions d'euros, en hausse de 2% à taux de change et périmètre constants et son chiffre d’affaires s'est établi à 3,68 milliards d'euros, en croissance de 2,4% en données publiées et de 6,6% en données organiques. Et ce, alors que l’entreprise dirigée depuis juin dernier par Pierre Boulud visait un résultat compris entre 600 millions et 630 millions d'euros ainsi qu'une croissance organique de son chiffre d'affaires comprise entre 4% et 6%.

Les attentes des analystes n’ont pas non plus été déçues. Selon un consensus fourni par la société, ceux-ci tablaient en moyenne sur un résultat opérationnel de 607 millions d'euros, soit une marge de 16,6%, et sur un chiffre d'affaires de 3,67 milliards d'euros, en croissance organique de 6,1%.

Le recul de la marge opérationnelle, passée de 18,5% en 2022 à 16,6%, était, il est vrai, largement anticipé, principalement du fait du retour au niveau de dépenses marketing d'avant la pandémie et de la croissance des charges salariales, incluant notamment l'impact du plan d'actionnariat salarial mondial MyShare. Les charges commerciales et les frais généraux, ont ainsi augmenté l’an passé de 10%, s’élevant à 1,02 milliard d’euros, soit 27,8 % du chiffre d'affaires.

Le quatrième trimestre était scruté en raison d’une base de comparaison difficile avec la même période de 2022 qui s’était déroulée dans le contexte d'une saison grippale intense et d'un niveau élevé de cas de bronchiolites du nourrisson et de Covid-19. In fine, le chiffre d'affaires des trois derniers mois de 2023 s’est élevé à 1 milliard d'euros, en croissance organique de 3,1%, conformément aux anticipations. De fait, si les panels de tests respiratoires de la gamme "Biofire" ont chuté de 18% par rapport à une base de comparaison très élevée, les panels non respiratoires ont enregistré une croissance de 20 %.

"Plus important encore", la base installée des systèmes de biologie moléculaire intégrés tout en un "Biofire" s'est élargie de 600 unités pour atteindre 25 400 unités", souligne le cabinet de recherche indépendant AlphaValue. Et le système "Biofire Spotfire", la nouvelle plateforme de détection rapide des pathologies respiratoires (SARS-CoV2, Grippe A, Grippe B, Rhinovirus, Virus Respiratoire Syncytial) en quinze minutes, a vu sa base installée augmenter de 400 unités.

A côté de cela, le groupe a enregistré une forte dynamique dans sa division Applications Industrielles avec une augmentation de 11% de ses ventes sur le trimestre, portées par les secteurs agroalimentaire et pharmaceutique. Et, "au sein des applications cliniques, les solutions de microbiologie ont une fois de plus tiré la croissance", observe également  AlphaValue, au vu de ventes de réactifs et d’instrument en hausse à deux chiffres.

Pour l'exercice en cours, bioMérieux anticipe une progression organique de son chiffre d'affaires comprise entre 6% et 8%. "Une croissance dynamique" alimentée "grâce à nos quatre moteurs de croissance : les solutions de microbiologie, les panels non respiratoires Biofire, Biofire Spotfire et les applications industrielles", a indiqué le directeur général, Pierre Boulud.

Le résultat opérationnel est lui attendu en hausse d'au moins 10% à taux de change constants, soit proche de 621 millions d’euros, une prévision inférieure aux anticipations du consensus (673 millions d’euros), le décalage s’expliquant par un effet devise plus important qu’attendu. Les investisseurs n’en ont pas beaucoup tenu rigueur au groupe : l’action bioMérieux a terminé la séance de jeudi quasiment à l’équilibre, en repli de 0,1%, à 100,35 euros.

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