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Publications, Résultats / Biomérieux / Santé / Pierre Boulud / Alexandre Mérieux / Bourse / résultats semestriels / rentabilité / covid-19

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Biomérieux / Santé / Pierre Boulud / Alexandre Mérieux / Bourse / résultats semestriels / rentabilité / covid-19

BioMérieux n’a pas besoin du Covid-19 pour accélérer ses ventes / Le retour à la normale renchérit aussi les coûts

Le spécialiste des diagnostics in vitro a fait état de ventes dynamiques et a confirmé ses objectifs annuels, à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels. Et ce, malgré la baisse des ventes des panels respiratoires liée à la fin de la pandémie. La rentabilité a néanmoins été quelque peu rognée par l’inflation salariale, mais aussi par le retour de certaines dépenses marketing qui avaient disparu lors du Covid-19.
Pierre Boulud (directeur général) et Alexandre Mérieux (président exécutif) - DR
Pierre Boulud (directeur général) et Alexandre Mérieux (président exécutif) - DR

Nommé à la direction générale de bioMérieux le 1er juillet dernier, Pierre Boulud s’est prêté pour la première fois, ce vendredi, à l’exercice de la présentation des résultats semestriels en ses qualités de dirigeant du groupe spécialisé dans le diagnostic in vitro.

Des résultats reflétant des ventes dynamiques : à fin juin, les revenus de la société lyonnaise se sont appréciés de 8,3 % à périmètre et change constants pour atteindre 1,77 milliard d’euros. Un chiffre d’affaires dont le directeur général s’est déclaré satisfait à l’occasion d’une conférence de presse, soulignant par ailleurs qu’en "excluant les panels respiratoires, la croissance organique atteint 11 %". De fait, la fin de la pandémie de Covid-19 a logiquement entraîné un repli de ces facturations. À noter, également, que la croissance du volume d’affaires a bénéficié d’un effet de prix, à hauteur de 2 %.

 

Une baisse jugée absorbée

 

Dans le détail, le domaine des applications cliniques - 84 % des ventes - a profité d’une hausse de 8,1 % de son chiffre d’affaires au terme des six premiers mois de l’année. L’activité de microbiologie y a été particulièrement dynamique, avec des ventes en progression de près de 15 % sur un an à devises et périmètre constants. Et cela grâce à des augmentations de volumes, de prix et une commercialisation accrue des ventes d’équipements. Les applications industrielles ont elles aussi vu leur chiffre d’affaires progresser au titre du premier semestre, en hausse de 9,3 % à devises et périmètres constants. "La baisse des panels respiratoires est pour nous, bien absorbée", commentent les analystes d’Oddo BHF.

 

La Bourse se concentre autre part

 

Seulement voilà : malgré une dynamique commerciale active, les opérateurs de marché auront finalement choisi de retenir une rentabilité ressortie légèrement inférieure aux attentes et ayant marqué le pas au fil du semestre. Le titre bioMérieux s’est ainsi affiché en recul de 5 % dès l’ouverture de la Bourse de Paris. L’action a finalement quelque peu effacé ses pertes pour atterrir en baisse d’1,4 % une heure avant la fin de la séance.

En cause, donc, un résultat opérationnel courant (ROC) contributif accusant une perte de 1,5 % sur un an à périmètre et taux de change constants, à 291 millions d’euros au premier semestre. La marge correspondante s’est ainsi fixée à 16,5 % à l’issue du premier semestre. Un an auparavant, elle avait atteint 19,4 %. Si le consensus des analystes tablait, lui, sur un ROC contributif de 303 millions d’euros (et sur une marge de 17,3 %), la direction a toutefois tenu à rassurer.

D’une part, la fin de la pandémie a entraîné le retour à des activités de ventes et de marketing normales. Sans marge de manœuvre pour pouvoir organiser des évènements, les coûts étaient auparavant restreints. "Désormais, nous pouvons parler à nos clients et voyager pour leur présenter nos produits et nos innovations. Ces coûts de marketing sont indispensables pour notre croissance future. Il est sain, pour nous, de revenir à nos dépenses", a assuré Pierre Boulud.

D’autre part, la rentabilité du groupe a aussi été rognée par la croissance des charges salariales. Celles-ci incluent notamment le plan d’actionnariat salarial mondial MyShare, qui a représenté un coût de dix millions d’euros. Au total, les charges commerciales et les frais généraux se sont élevés à hauteur de 28,4 % du chiffre d’affaires, tandis qu’ils se situaient à 26,6 % un an auparavant. À taux de change constants, ils progressent ainsi de 14,9 % sur un an. Enfin, les bénéfices nets, part du groupe, ont quant à eux rencontré une baisse de 29,1 % sur un an, à 162 millions d’euros.

 

Prendre la variabilité en compte

 

Si la Bourse a donc visiblement choisi de se concentrer sur cet aspect des résultats de bioMérieux, ces derniers n’en restent pas moins solides. De ce fait, interrogé sur une déception de la part des opérateurs de marché à relier, éventuellement, au fait de ne pas avoir choisi de relever les objectifs annuels du groupe, malgré une copie semestrielle donc de bonne facture, le directeur général a expliqué : "Il est vrai que sur les fondamentaux, nous présentons une performance très dynamique. Ce qui fait que nous ne revoyons pas notre guidance, est le niveau d’incertitude qui pèse sur le volume d’activité du dernier trimestre [période traditionnellement empreinte de grippe et d’autres maladies pouvant donc avoir un impact sur les ventes du groupe, ndlr]. Nous avons posé des hypothèses qui nous semblent solides, mais il y a des facteurs de variabilité que nous ne maîtrisons pas".

Les objectifs annuels, communiqués en mars, ont donc été confirmés. Soit une croissance des ventes (hors panels respiratoires et à devises et périmètre comparables) attendue entre 8 % et 10 % et un ROC contributif situé dans une fourchette allant de 600 à 630 millions d’euros. Une prévision qui se mesure, par ailleurs, à taux de change courants : bioMérieux anticipe que les effets de variations de devises lui seront défavorables à hauteur de 40 millions d’euros.

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