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Bouygues / Equans / Marchés / rentabilité

Bouygues se veut rassurant concernant Equans

Bouygues communique activement ces derniers jours pour convaincre du bien-fondé de son acquisition d'Equans et particulièrement du volet financier de l'opération. Les quelque 7,1 milliards d'euros qui doivent être déboursés ont soulevé la question du prix.
Logo de Bouygues, Alexander Pohl / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Logo de Bouygues, Alexander Pohl / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le recul de l’action Bouygues suite à son offre sur Equans, jugée trop chère par les professionnels de marché, oblige son directeur général Olivier Roussat à monter au créneau pour convaincre qu’il s’agit d’un "prix juste", comme il l'a qualifié dans Les Échos de mercredi dernier, alors qu'il s'agit de la plus grosse acquisition de son histoire.  Le groupe français a également cherché à rassurer les analystes et investisseurs lors d’une conférence de presse, mardi soir, où il a été question des projets et ambitions une fois le rachat effectif.

D’une part, Olivier Roussat évoque l'intérêt pour Bouygues de prendre une orientation stratégique vers un secteur jugé très résilient, qui pourrait de surcroît conforter ses objectifs de rentabilité. D’autre part, les synergies dégagées grâce à l'intégration d'Equans ont été chiffrés à 200 millions d’euros, pour un coût d'intégration et de mise en œuvre estimé à 60 millions. Ce n’est pas de trop pour convaincre dans un dossier où Bouygues s’apprête à payer près de 20 fois le bénéfice net d’Equans. Grâce aux synergies et à la fertilisation croisée, la direction espère réduire le multiple d'acquisition à 11,4 fois le bénéfice opérationnel courant de 2026... Ce qui est une gageure !

Maintenant que Fimalac et Bain Capital ont été devancés dans la course pour racheter Equans, il n'est désormais plus seulement question d’argent à débourser, mais surtout d’argent à encaisser pour rentabiliser cet achat. Si la stratégie dressée par Bouygues doit être affinée, Olivier Roussat et Pascal Grangé (le directeur financier du groupe) ont déjà commencé à dévoiler leurs ambitions. 

Pour ce faire, Bouygues mise beaucoup sur la complémentarité d’Equans et de Bouygues Energies & Services (BES), qui seront réunis dans une nouvelle entité pour devenir le numéro deux mondial, devant Eiffage et Spie, deux candidats malheureux au rachat. Il a insisté sur le très faible chevauchement géographique entre les deux structures et ensuite d’une complémentarité entre les métiers où chacune des parties prenantes apportera ses atouts. Le nouveau pôle Bouygues-Equans cherchera à atteindre une marge opérationnelle courante supérieure à 5 % sur le moyen terme. Il n'a pas été question de casse sociale, puisque durant cinq ans il n’y aura pas de départ contraint en Europe ; la direction a souligné a contrario la perspective de 10 000 créations de postes.

Pilotée par Jérôme Stubler, aujourd’hui directeur général d’Equans, la nouvelle structure devrait voir le jour à la fin du premier semestre 2022 lorsque tous les obstacles réglementaires auront été levés.
 

 

 

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