Macro-économie / Taux / sbf 120 / rentabilité
Macro-économie / Taux
sbf 120 / rentabilité
La rentabilité des grandes entreprises progresse
Le rebond de l'activité économique est attesté depuis la baisse des contaminations et la diminution des restrictions de déplacement et d'activité. Mais l'amélioration de la situation des entreprises est surtout visible dans leur rentabilité, davantage que dans leur chiffre d'affaires.
Selon une étude d'ATH, observatoire de l’information financière, portant sur 90 des 120 sociétés qui composent l'indice SBF 120, le chiffre d'affaires cumulé a progressé de 16% au premier semestre de 2021 sur un an glissant, à 812 milliards d'euros, mais signe que l'activité n'est pas revenue à son niveau de croisière, il reste inférieur de 30 milliards au premier semestre 2019 (il atteignait alors 842 milliards). En revanche, les entreprises ont renforcé leur solidité financière : leur résultat net cumulé se trouve 11 milliards au dessus du niveau du premier semestre de 2019, à 61 milliards d'euros. Leur marge nette passe donc de 5,94 % à 7,51 % sur la période.
Dans le détail, la situation n'est pas uniforme. Quarante-et-une sociétés voient leur chiffre d’affaires progresser en même temps que leur résultat net. Elles appartiennent aux secteurs du luxe, de l’industrie, des technologies, des composants électriques, des services aux ménages et des banques. Leurs bonnes performances économiques sont le fruit d’une reprise forte de l’activité et ce notamment en Asie, et d’aides des pouvoirs publics. L’amélioration des résultats est due aux efforts de rentabilisation et de plans d’économie.
A contrario, 22 sociétés sont encore en dessous de leur chiffre d’affaires et de leur résultat de 2019 au premier semestre 2021. Elles opèrent principalement dans l’aéronautique, l’automobile et les transports, qui continuent de subir les contraintes des mesures sanitaires (fermeture des frontières, contrôles renforcés, passe sanitaire), ainsi que la pénurie des semi-conducteurs.
Dix-huit sociétés ont vu leur chiffre d’affaires se contracter et leur résultat net s’accroître. Ce phénomène s’appuie principalement sur 3 entreprises : Airbus, Axa et ArcelorMittal. Ensemble, elles ont perdu 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mais ont gagné 9 milliards d’euros sur leur résultat. Ces performances de rentabilité sont liées à une bonne performance commerciale (effet prix et mix produit), aux économies liées à des restructurations, ainsi que des gains grâce à des plus-values et aux effets de change. Il ne s'agit pas de phénomènes récurrents et ces éléments ne devraient pas profiter à long terme aux trois entreprises.
A contrario, 9 sociétés ont augmenté leur chiffre d’affaires, alors que leur résultat s’est dégradé. Cette contre-performance repose en partie sur Orange, qui a subi une dépréciation sur un écart d’acquisition. Cette dépréciation est influencée par la révision à la baisse de perspectives à court terme. Cette situation ne devrait donc pas durer.
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