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Professions financières / Parité/Femmes / Parité / sbf 120 / Gecina / L'Oréal / Eramet / Sodexo

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Parité/Femmes / Parité / sbf 120 / Gecina / L'Oréal / Eramet / Sodexo

Pourquoi les quotas dans les comex sont indispensables

Le dernier rapport du secrétariat à l’Egalité hommes-femmes montre que si la féminisation des comités exécutifs du SBF120 progresse, on est bien loin des taux atteints dans les conseils d'administration. La législation s’impose pour aller vers la parité des instances dirigeantes.
parité - hommes - femmes - illustration
parité - hommes - femmes - illustration

Si la parité a été quasiment atteinte dans les conseils d'administration ou de surveillance des grandes sociétés françaises, elle n’est pas encore en vue dans les instances de direction. C’est le constat qui domine de la publication sur les comités exécutifs des sociétés du SBF 120, à partir des données du secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, rassemblées par le cabinet Convictions RH. Il en ressort que moins de 10% des sociétés ont une femme comme directrice générale ou présidente du directoire, soit un total de 11, tandis que seulement sept d’entre elles sont présidentes du conseil d’administration ou du conseil de surveillance. Et on ne trouve que deux exemples d’entreprise où une "Eve" cumule la fonction de présidente et directrice générale : Eramet et Trigano.

Le bilan global n’est pas plus encourageant. Certes, la féminisation des comités exécutifs progresse : le taux atteint 21,4%, contre 13% il y a sept ans. Le rapport note même qu’elles représentent 26,2% des 100 postes les plus hauts placés de l’étude. Mais au rythme actuel, il faudra encore quasiment 25 ans avant d’arriver à un quota de 40%, comme il a été décidé dans les boards par la loi Copé-Zimmerman de 2011. Certes, certaines sociétés se distinguent dans cet effort : Gecina, L'Oréal et Sodexo arrivent en tête du classement 2020 des entreprises cotées les plus vertueuses en matière de féminisation des instances dirigeantes, avec des critères comme la féminisation du conseil, celle des postes de direction et de la présidence, mais intègre aussi la politique de l'entreprise en faveur des femmes comme sur les salaires ou la formation. Enfin, cinq entreprises ont un index de l'égalité professionnelle de 99 sur 100: CNP Assurances, Orange, Hermès et Icade.

Une législation sur la promotion des femmes dans les comex paraît donc inéluctable, comme l’avait lui-même reconnu le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Et c’est Marie-Jo Zimmermann, la génitrice de la loi sur les quotas dans les conseils d’administration, qui a été chargée par Marlène Schiappa, de présenter un bilan de cette loi, les freins à une évolution vers plus de parité et les voies pour les dépasser, et une adaptation possible de cette législation aux comités exécutifs et comités de direction. "En finir avec l’incantation sur l’égalité hommes-femmes", propose-t-elle dans une interview à l’Express, tant les discours et les propositions de tous acabits n’ont jamais égalé une loi stricte sur le sujet.

Les femmes représentent encore moins de 20% des comex du CAC 40 et aucune femme ne le dirige depuis le départ d’Isabelle Kocher, mais l’Afep et le Medef continuent à militer pour des quotas "volontaires" de la part des entreprises. Pourtant, le précédent des boards montre qu’il n’y a que la contrainte législative pour faire vraiment évoluer les comportements. Si le gouvernement retient le quota recommandé de 40% de femmes dans les comex en 2024, cela représenterait 281 femmes à trouver, selon le cabinet Heidrick & Struggles. Des femmes que l’on pourrait trouver si on les cherche, plaide Marlène Schiappa.

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