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Les patrons du CAC 40 sont-ils trop payés ?

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CAC 40 / sbf 120 / Rémunérations

Les patrons du CAC 40 sont-ils trop payés ?

En 2019, la rémunération totale moyenne des présidents exécutifs du CAC 40 a diminué de 10 % sur un an. Dans le même temps, la rémunération des salariés a augmenté de 5,4 %, une première depuis... 2014.
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Le débat sur la rémunération des grands dirigeants n’est jamais vraiment clos. Et dans le contexte d’une crise économique qui a d'ores et déjà des conséquences économiques et sociales significatives, il sera assurément de nouveau dans toutes les bouches. Or, le rapport annuel du cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest sur la rémunération des dirigeants du SBF 120 rapporte une diminution moyenne de 10 % des rémunérations des dirigeants du CAC 40 pour l’année 2019. Celle-ci s’explique par une diminution de 8 % des bonus.

En moyenne, un dirigeant d’une entreprise du CAC 40 a touché 5,18 millions d’euros en 2019 (rémunération entendue au sens de : fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance valorisées à leur date d’attribution, intéressement en numéraire et autres formes indirectes de rémunération). C’est tout de même la deuxième moyenne la plus élevée sur 10 ans, derrière l’année 2018 où la rémunération moyenne globale avait atteint 5,77 millions d’euros. Si on élargit l’optique, les dirigeants du SBF 120 ont vu leur rémunération augmenter de 2 % pour s’établir, en moyenne, à 3,7 millions d’euros. Dans la précision, la rémunération fixe a progressé de 1,9 % alors que les rémunérations variables ont diminué de 4,9 %, cela "s’explique principalement par les efforts annoncés par onze dirigeants en période de crise du Covid via des réductions partielles ou abandons totaux des bonus ".

Dans le même temps, pour la première fois depuis 2014, la rémunération des salariés a augmenté, de 5,4 %. Ce qui joue sur le ratio d’équité, un nouvel outil rendu possible par la loi PACTE qui oblige les sociétés à rendre public les écarts d’évolution de la rémunération des dirigeants et salariés. Aussi, le cabinet de conseil aux actionnaires établit qu’en moyenne, un dirigeant a touché 73 fois ce que touche un salarié moyen, en baisse par rapport à l’année précédente. Attention toutefois, Proxinvest rappelle que "sur la période 2014-2019 la rémunération des dirigeants du SBF 120 progresse toujours plus vite que celle des salariés (+28 % pour les dirigeants et +17 % pour les salariés)". Alors certes, "les pratiques françaises et européennes restent fort heureusement éloignées des pratiques américaines", qui culminent à un ratio de 320, mais cela n’empêchera pas le cabinet de rester attentif aux variables des dirigeants en 2020, année où bien peu d’objectifs seront remplis.

Toujours est-il que les montants du podium donnent le tournis. Sur la plus haute marche on retrouve Bernard Charlès, le directeur général de Dassault Systèmes, qui a gagné 24,7 millions d’euros en 2019. En deuxième vient le PDG de TechnipFMC, dans un secteur pétrolier pourtant très fragilisé, avec ses 13,7 millions d’euros. Daniel Julien, PDG de Téléperformance complète le podium. Il a gagné en 2019 13,2 millions d’euros.

 

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