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IPO / Euronext / CAC 40 / Actionnariat

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Euronext / CAC 40 / Actionnariat

Les familles plus que jamais maîtres du CAC 40

L’étude publiée par Euronext sur la composition du CAC 40 et du SBF 120 à fin 2017 confirme le retrait des actionnaires individuels, au bénéfice de trois grandes familles. Ces dernières, ainsi deux États et cinq gestionnaires d’actifs, se partagent près de 20 % du CAC 40.
Euronext
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L’actionnariat du CAC 40 est inexorablement concentré dans la main d’une poignée d’acteurs. Et en particulier les grandes familles, qui ont le plus gagné de terrain en 2017 puisque les trois plus puissantes d’entre elles se partagent désormais 11,2 % du CAC 40, soit une valeur de 167 milliards d’euros, contre 10 % et 136 milliards d’euros un an plus tôt. La famille Arnault propriétaire de LVMH a encore assis sa domination comme premier actionnaire de l’indice parisien et détient désormais 3,9 % du CAC 40 (contre 3,2 %). La famille Bettencourt-Meyers de L’Oréal se maintient en troisième position (2,3 % contre 2,4 % en 2016) tandis que le Groupe Artemis de la famille Pinault a gagné deux rangs en septième place en 2017, avec 1,4 % de l’indice (contre 0,8 %).

Deux États figurent également dans le Top 10 des actionnaires du CAC 40 : l’État français (regroupant la CDC, la BPI, l’APE et l’Institut Français du Pétrole), qui affiche une volonté de s’alléger dans ses participations cotées, est en léger recul avec une part de 2,7 % contre 3 % à fin 2016. L’État norvégien reste présent en sixième position, avec 1,5 % des 40 premières capitalisations françaises. Enfin, les mêmes cinq gestionnaires d’actifs restent présents dans le Top 10 : Vanguard (stable à 2 %), BlackRock (1,9 % contre 2,3 % fin 2016), Natixis GAM (1,2 % contre 1 %), Amundi (0,9 % contre 1,1 %) et enfin The Capital Group (0,9 % contre 0,7 %).

Au total, ces dix acteurs renforcent aussi leur mainmise sur le CAC 40, dont elles représentent 18,7 % fin 2017 contre 18 % un an plus tôt. Conséquence de cela : les actionnaires individuels sont de plus en plus à la dérive au sein de l’indice parisien. Sur les 20 sociétés de l’indice qui publient ces statistiques, dix d’entre elles font état d’une baisse de l’actionnariat individuel, qui représente 4,6 % du CAC 40 contre 5,3 % fin 2016 (où deux sociétés de plus avaient dévoilé ces informations).

Le constat est le même du côté du SBF 120. Alors qu’Euronext est en mesure de publier 60 % de l’actionnariat de cet indice, les gestionnaires d’actifs (24,1 % de l’indice) et familles et fondateurs (13,7 %) ont renforcé leur poids comme premiers actionnaires du SBF 120, en hausse de 3,9 % et 0,9 % depuis 2012 respectivement. À l’inverse, les investisseurs industriels (4,4 %, en baisse de 0,8 point sur 5 ans), les investisseurs individuels (3,9 %, en recul de 0,7 point) et les employés (2,4 %, en baisse de 0,4 point) ont tous perdu du terrain dans les cinq dernières années. Des données qui devraient encore alimenter les débats sur le besoin de plus en plus prégnant de drainer l’épargne des particuliers vers les sociétés cotées.

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