Asset, Management / krach boursier / krach / CAC 40
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krach boursier / krach / CAC 40
Et si le krach avait déjà eu lieu ?
De nombreux experts, des économistes de tout poil, des gérants de portefeuille redoutent ouvertement un krach pour l’ensemble des places boursières en 2019. Il faut dire que beaucoup d’éléments prêchent en leur faveur. À commencer par l’endettement massif des Etats, comme des entreprises et des ménages, qui a augmenté de 100.000 milliards de dollars depuis la crise de 2008. Il y a aussi le début de la guerre commerciale USA-Chine qui fait peser une sacrée épée de Damoclès sur la croissance mondiale (0,75 à 1 % selon les instituts). Il y a l’arrêt des politiques monétaires accommodantes aussi bien aux États-Unis, qui ont relevé leur taux, qu’en Europe où cela pourrait intervenir à partir de l’été. Sans compter les inconnues du Brexit, des risques géopolitiques et de la survalorisation des entreprises technologiques.
Et si les investisseurs avaient déjà commencé à intégrer une grande partie de ces éléments négatifs. Et s’ils avaient pris leur précaution et commencé à basculer leurs liquidités sur des obligations en dollars dont le taux de rendement est supérieur à celui d’actions européennes. Et si c’est cela qui expliquait que depuis le début de l’été dernier où le CAC 40 avait dépassé les 5.600 points, il en a reperdu depuis plus de 1.000, soit environ 18 %. Un krach à la petite semaine en quelque sorte encouragé par les problèmes propres à la France : crise des gilets jaunes, ralentissement des réformes, faiblesse de la consommation des ménages.
Toute la question est maintenant de savoir si après 18 % de baisse, le marché peut rebondir ou bien s’il va continuer sa glissade sans fracas. A priori, c’est la deuxième solution qui se profile. D’abord parce que tant que l’on ne connaîtra pas l’issue de la trêve entre la Chine et les États-Unis, les investisseurs resteront prudents. Ensuite parce que les entreprises technologiques n’ont sans doute pas fini leur réajustement à la baisse, un petit peu comme en 2000 et 2001. Enfin parce que la remontée de l’euro n’est pas une bonne nouvelle pour les entreprises françaises et pour le CAC 40.
Un vieil adage boursier assure qu’on ne cherche pas à attraper en vol un couteau qui tombe. Il nous semble que le couteau des actions mondiales et plus spécifiquement françaises n’a pas fini de tomber, même si le risque de perte supplémentaire ne dépasse pas 10 % avec un prochain palier à la baisse autour de 4.560 points pour le CAC 40. Mais les plus audacieux pourront bientôt commencer à racheter des titres "value" qui seront les premiers à bénéficier d’un retour en grâce. Très bonne année boursière à tous !
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