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Sur les marchés / krach boursier

Marchés : les Etats-Unis inquiets pour le reste du monde

Malgré les bons résultats trimestriels des corporates, les marchés US décrochent ce mardi et s’alarment des perspectives, notamment la guerre commerciale et plusieurs zones de danger. Une correction attendue depuis la montée de la nervosité, et qu’il convient de mettre en perspective.
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort

Depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, la correction couve. En février dernier, le calendrier de hausse des taux par la Fed avait été le déclencheur, dans un contexte de grande incertitude mondiale. Aujourd’hui, la guerre commerciale est sur toutes les lèvres et les résultats trimestriels US ont déclenché une correction ce mardi : le Dow Jones a chuté de plus de 2% avant de revenir autour de 1,6%, soit son plus mauvais mois depuis l’été 2015. Même punition pour le Nasdaq, en baisse de près de 2% et qui s’apprête à clôturer le mois le plus difficile depuis 10 ans !

Pourtant, les corporates américains ont très bien performé au troisième trimestre : plus de trois quarts de celles qui ont publié ont dégagé de meilleurs profits qu’attendu, et 63% d’entre elles ont fait mieux que le consensus sur les revenus. Mais "les résultats reviennent à regarder dans un rétroviseur. Les investisseurs s’intéressent aux perspectives, et ont été alarmés par celles de 3M et Caterpillar par exemple", commente Gregori Volokhine, président de Meeschaert Capital Markets. 3M, le fabricant de Scotch et Post-It, a réduit ses prévisions de profits annuels, tandis que Caterpillar a annoncé de prochaines hausses de prix sur ses machines pour compenser l’augmentation de ses matières premières, en raison des tarifs douaniers avec la Chine. Il perd ainsi plus de 7%, soit près de 6 milliards de dollars partis en fumée.

"Les fondamentaux de l’économie américaine ne sont pas en train de changer, les marchés s’inquiètent du reste du monde, ce qui est la preuve d’une économie globalisée", fait remarquer Gregori Volokhine. Car si certains pointent l’incertitude des élections de mi-mandat, seule une des deux chambres a des chances de passer sous une majorité démocrate, ce qui risque de limiter leur capacité à renverser les acquis de l’administration Trump.

A l’étranger en revanche, l’environnement économique se complique. La Chine a pour l’instant du mal à remplacer la masse de ses exportations par une consommation intérieure, si bien que la croissance a ralenti au troisième trimestre. Un contexte inquiétant si le pays s’aliène son partenaire américain sur le long terme. En Europe, les échéances du Brexit et de l’Italie sont en ligne de mire : les premiers patinent toujours pour trouver un compromis à temps avant un Hard Brexit, et les seconds viennent de se faire retoquer leur projet budgétaire par Bruxelles.

Après 10 ans de hausse quasi-continue, la correction semblait attendue par la plupart des acteurs, même si sa durée reste un mystère. Dans cet environnement, mieux vaut jouer défensif, mais sur des valeurs de croissance à un prix encore raisonnable, qui n’ont pas totalement profité du rallye, plaide Gregori Volokhine. Qui prend pour exemple Mc Donald’s, qui vient de montrer sa capacité à augmenter ses prix et croître, ou encore Starbucks. Deux valeurs qui sortiront gagnantes de l’essor de la classe moyenne chinoise, qui plus est.

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