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La volatilité, terrain de jeu des hedge funds

Les avis divergent sur la raison de cette correction, mais le retour de la volatilité fait le bonheur des hedge funds et traders à haute fréquence, qui voient des points d’entrée attractifs dans la tech et misent sur les volumes. Sans toutefois pouvoir se prononcer sur la durée de ce remue-ménage.
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Après la violente correction d’hier, les investisseurs étaient partagés sur l’orientation à donner aux marchés US ce matin : pour preuve, le Dow Jones a ouvert en baisse puis s’est redressé, avant de repartir en baisse de près de 200 points à l’heure actuelle. Les variations sont certes moins impressionnantes que les soubresauts d’hier, lorsque l’indice VIX de la peur a franchi un plus haut de sept mois, à 24 points. Pour Mohamed El-Erian, le célèbre conseiller économique d’Allianz, si les marchés devraient trouver "un ancrage solide" à plus long terme, "le court terme a toutes les chances d’être volatil".

Or ce contexte est du pain béni pour les hedge funds, en particulier le décrochage des valeurs tech qui offrent un point d’entrée attractif. "Nous avons commencé à couvrir nos shorts et à acheter des longs en fin de séance", a ainsi confié Dan Niles, cofondateur d’Alpha One Capital Partners. "Nous aimons voir la panique à Wall Street. Les volumes étaient en hausse de 40%, la valeur des échanges en hausse de 50% de ce que l’on a vu". Ce dernier a aussi indiqué en avoir profité pour acheter des titres tech qui n’étaient pas menacés par les tarifs douaniers avec la Chine, en l’occurrence Alphabet qui a décroché de plus de 4% hier. En revanche, les valeurs tech les plus gourmandes en cash, qui réinvestissent une très grande partie de leurs profits au détriment du dividende, sont les plus chahutées, à l’image d’Amazon et Netflix qui sont encore dans le rouge aujourd’hui. Celles-ci pâtissent de la hausse des taux, qui affichent des rendements plus intéressants que des valeurs tech sans distribution.

Si l’ampleur du décrochage d’hier a surpris la majorité des hedge funds, la plupart d’entre eux sont plutôt optimistes sur les fondamentaux, et il n’y a pas de raison de paniquer. L’occasion est plutôt trop belle de miser sur le retournement de situation et les variations de prix, si tant est qu’elles restent limitées. A cet égard, le retour de la volatilité semble différent de ce qui s’est passé en février dernier, où les marchés ont décroché en raison de craintes fondamentales sur la Chine et le resserrement monétaire. Ici, la baisse de 800 points a essentiellement concerné les valeurs tech, si bien que la correction a été beaucoup plus concentrée, du fait du poids de ces mastodontes.

Pour d’autres analystes, ce décrochage est lié à la fin d’un momentum sur des valeurs de croissance ou ayant le vent en poupe, pour lesquelles les investisseurs ne se préoccupaient pas du prix. Netflix en est le meilleur exemple, qui a perdu 8% hier soit sa plus mauvaise performance en plus de deux ans, mais s’échange encore à près de 80 fois ses profits attendus. Les valeurs tech, qui ont profité à plein du rallye depuis le début de l’année, ne sont pas prêtes de constituer des valeurs bon marché, donc les investisseurs ont le choix entre miser sur le retour de l’optimisme sur le potentiel de ce secteur ou se rabattre sur des Treasuries qui rémunèrent mieux que l’inflation pour la première fois depuis des années. Pour l’instant, ils ont semble-t-il choisi la deuxième option.

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