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Publications, Résultats / CAC 40

Publications, Résultats
CAC 40

Le CAC 40 atteindra-t-il les 100 milliards de profits en 2019 ?

Selon PwC, les 39 sociétés du CAC 40 qui ont déjà publié leurs résultats affichent un profit cumulé de 91,15 milliards d’euros. Mais ces comptes ont subi quelques dépréciations d’actifs. Si bien que cette année, la barre des 100 milliards pourrait être franchie… sauf trou d’air dans la croissance.
Bourse de Paris - Palais Brongniart
Bourse de Paris - Palais Brongniart

Il reste une société figurant dans l’indice CAC 40 qui n’a pas encore publié ses comptes. C’est Hermès qui pourrait afficher un bénéfice proche de 1,5 milliard d’euros. Si l’on en croit les calculs du cabinet PwC, les trente-neuf autres sociétés qui ont déjà dévoilé leurs résultats totalisent 91,15 milliards d’euros de bénéfice, en recul de 7,5 % d’une année sur l’autre. Mais cette baisse a un effet de trompe-l’œil, dans la mesure où beaucoup de sociétés ont procédé l’an passé à d’importantes dépréciations d’actifs. Cela a été le cas de Saint-Gobain ou d’Axa. Sans ces éléments exceptionnels, il n’est pas impossible que le cumul des profits du CAC 40 ait été très proche de celui de 2017.

Certains seraient tentés de faire la fine bouche. À tort. Parce que l’an dernier à cette même époque, les prévisions de croissance économique fournies par les pouvoirs publics comme par les organismes officiels faisaient état d’une progression de 2,5 % de la richesse nationale. Et elle n’a finalement été que de 1,5 %. Un point de croissance en moins, cela peut avoir un effet compris entre 5 et 15 % sur les bénéfices des entreprises, en fonction de leur degré d’internationalisation. Si l’on rajoute à cela l’effet "Gilets Jaunes" et les incertitudes liées au Brexit, le chiffre de 91,15 milliards d’euros est plus qu’honorable.

Bien sûr, aucune entreprise du CAC 40 ne va en profiter pour gonfler les muscles et pavoiser en public de ses bonnes performances, compte tenu de l’état actuel de l’opinion publique en France, où l’on se croirait revenu aux grandes heures du parti communiste de Georges Marchais. Tous les groupes font profil bas, et ils ont bien raison. Mais le climat hexagonal les pousse aussi à accroître leur présence à l’étranger. Car si nous avons autant de champions français, c’est parce qu’ils sont de moins en moins français. Le premier au hit-parade des profits est Total qui est, naturellement, surtout présent là où il y a du pétrole. Donc pas en France. Ne figure pas loin derrière LVMH qui réalise plus de 90 % de son chiffre d’affaires hors de France. Et l’on pourrait multiplier les exemples.

Il reste que pour cette année, si l’on considère que le résultat net, hors dépréciations, des groupes du CAC 40 a davantage été plus proche de 97 milliards d’euros que des 91,15 milliards recensés par PwC, et si l’on retient le taux de croissance des bénéfices estimé par Alphavalue pour WanSquare, qui est de 3,4 % on obtient un chiffre légèrement supérieur aux 100 milliards d’euros. Sur cette base, la capitalisation boursière actuelle de l’indice CAC 40, qui s’établit à 1 420 milliards d’euros, est loin d’être excessive.

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