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Assemblée générale / CAC 40

La "raison d'être" s'invite aux assemblées générales

Inscrite dans la loi Pacte, la "raison d'être" est facultative mais les grandes entreprises se sont massivement emparées de cette notion. Et les assemblées générales sont une véritable caisse de résonance pour elle.
AG - assemblée générale - actionnaires
AG - assemblée générale - actionnaires

La saison des assemblées générales touche bientôt à sa fin et il est frappant de constater la place prise par la notion de "raison d'être" dans les débats. Développée dans le rapport Notat-Senard, puis introduite dans la loi Pacte, la raison d'être est le motif pour lequel une société a été constituée. Elle en définit l'identité et la vocation. 

Cette notion a beau être récente, elle a tout de même trouvé sa place lors de cette saison d'assemblées générales des entreprises du CAC 40. D'après les calculs de Capitalcom, le sujet de la raison d'être a été abordé dans 36 % des AG à fin mai. Une surprise pour l'agence de conseil qui analyse toutes les AG du CAC 40 depuis 14 ans. "Nous ne pensions pas que dès cette année, les entreprises s'empareraient de cette démarche." 

Gadget, cosmétique, effet d'annonce ? Peut-être parfois. Mais le plus souvent, la raison d'être semble prise très au sérieux avec une vraie volonté d'alignement sur le business model et la gouvernance. 

En 2018, deux groupes du CAC 40, Danone et Total, avaient présenté leur raison d'être en assemblée générale. Cette année, 11 entreprises ont abordé le sujet : soit en révélant leur raison d'être, c'est le cas de Veolia, PSA, Sanofi, Michelin et Total, soit en évoquant une réflexion en cours, comme pour la Société Générale, Orange et Capgemini, soit simplement lors d'échanges pendant l'AG comme Air Liquide et Schneider Electric. Atos a été le plus loin en faisant voter l'assemblée pour inscrire sa raison d'être dans ses statuts (comme prévoit également de le faire Carrefour qui tiendra son AG le 14 juin). 

En choisissant leur assemblée générale comme caisse de résonance pour leur raison d'être, "les entreprises positionnent leur rôle sociétal comme un véritable levier de leur marque actionnaire", analyse Capitalcom, qui note une inflexion majeure révélatrice du fait que les entreprises veulent désormais donner du sens à leur activité et l'inscrire dans le long terme.

Même sans être écrite dans les statuts, la raison d'être est engageante notamment vis à vis des collaborateurs. Elle s'inscrit aussi dans une absence d'horizon de temps ce qui est une dimension inédite dans les communications d'assemblées générales, plus habituées aux thématiques matérielles et concrètes. Les entreprises semblent vraiment s'emparer du sujet. Elles en ont envie et l'affichent, même si rien de très précis ne ressort pour l'instant sur la façon dont cette raison d'être peut s'intégrer concrètement dans la vie de l'entreprise. Il est encore trop pour dire si cette notion fera un flop à terme, mais le seul fait qu'elle soit abordée en AG prouve que les choses évoluent et que les actionnaires ne sont pas uniquement concentrés sur la répartition des bénéfices.  

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