AG de Pernod Ricard : les rémunérations validées haut la main
L'assemblée générale de Pernod Ricard s'est tenue cet après-midi. Le patron et ses équipes ont déroulé les présentations d'usage sur les résultats et les perspectives. Une part importante de la réunion a été dévolue au volet sociétal, à la protection de la planète ou encore à l'innovation. Et le mot "innovation" a été repris lors des questions des actionnaires sur la hausse de la rémunération fixe d'Alexandre Ricard, qui augmente de 16 % à 1,1 million d'euros. Sous les traits de Nicole Bouton, présidente du comité des rémunérations, le groupe a expliqué que cette augmentation se justifiait par la performance de l'entreprise depuis la prise de fonction d'Alexandre Ricard. L'administratrice a ajouté que le dirigeant n'avait pas été augmenté depuis lors, soit depuis février 2015. Enfin, des études menées par deux cabinets indépendants ont permis de comparer la fiche de paie du PDG avec le reste du CAC 40 ainsi qu'avec celles de patrons opérant dans la même industrie, ce qui a permis de l'ajuster. À noter que cette hausse est valable jusqu'à la fin de son mandat, soit novembre 2020.
Si les actionnaires ont affiché des avis très divergents lors de la séance de questions-réponses sur le sujet, les rémunérations d'Alexandre Ricard ont été finalement validées haut la main. Les investisseurs ont voté "pour" la politique de rémunération (vote ex ante) à 94,45 %. Ils ont dit "oui" également aux émoluments versés au titre de 2017-2018 (ex post), à hauteur de 97,44 %. Et le reste des rémunérations - à savoir l'enveloppe des jetons de présence - n'a pas été un sujet puisqu'accepté avec 99,81 % des voix. Ladite enveloppe a augmenté de 28 % à 1,25 million d'euros, notamment pour s'aligner avec le reste du CAC 40 ou encore pour anticiper d'éventuelles nominations d'administrateurs.
Et justement, en ce qui concerne les nominations, celle de Patricia Barbizet est passée sans encombre (93,97 %). Cette dernière, qui a quitté il y a quelques moins Artémis, pour se lancer dans des projets plus personnels, a pris la suite de Michel Rollier à la tête du Haut Comité de Gouvernement d'Entreprise (HCGE) ce mois-ci. En tout, elle est titulaire de cinq mandats d'administratrice (seuil maximal fixé par le code Afep-Medef). En revanche, les chiffres montrent un peu moins d'enthousiasme en ce qui concerne les renouvellements d'administrateurs. En effet, les trois reconductions de mandats pour quatre ans supplémentaires, soumises aux actionnaires, ont été validées entre 70,60 et 75,35 %.
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