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Euronext / Oslo
Le Noël d'Euronext
C’est en cash que l’opérateur boursier paneuropéen a décidé d’honorer son offre publique d’achat de 625 millions d’euros pour acquérir la Bourse d’Oslo, a annoncé le 24 décembre son PDG Stéphane Boujnah. Un joli cadeau que s’offre Euronext en cette fin d’année, pour celle qui gère déjà les places boursières de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin. L’occasion de consolider davantage le segment boursier toujours fragmenté en Europe face aux géants américains.
C’est suite à un processus de cession de la participation de nombre d’actionnaires de la Bourse d’Oslo - principalement des banques et des investisseurs institutionnels dont DNB, Pareto, UBS, Morgan Stanley, State Street - que depuis plus d’un mois la capitale norvégienne est au cœur des discussions. Détenteurs de 49,6 % des actions en circulation, ils se sont désormais engagés à accepter l’offre d’Euronext, qui propose 145 couronnes norvégiennes (14,54 euros) par action d'Oslo Bors, soit une prime de 20,8 % par rapport au dernier cours de clôture du groupe norvégien vendredi. Si la démarche est engagée sous les meilleurs auspices, rien n'est encore fait. Le conseil d'administration de la Bourse d'Oslo "va évaluer l'offre et faire une recommandation aux actionnaires quand l'offre sera présentée", en janvier 2019, a indiqué l'opérateur norvégien dans un communiqué.
La troisième bourse d’Europe, commandée par Stéphane Boujnah depuis quatre ans, a su s’étendre en se diversifiant. Depuis l’an dernier, Euronext est propriétaire de la Bourse irlandaise (ISE) pour la somme de 137 millions d’euros, ce qui l’a davantage poussé vers le marché obligataire. Dans un communiqué, l’opérateur a fait savoir qu’il était ici particulièrement intéressé par les activités d’Oslo Bors dans les dérivés sur les produits de la mer, ainsi que les services pétroliers et le transport maritime. De quoi diversifier encore un peu plus les activités d’Euronext donc, qui reste encore dépendant du marché actions.
Les opportunités restent rares, là où la concurrence est rude entre les poids lourds du secteur en Europe. Les méga fusions boursières se heurtent aussi aux autorités de réglementation, qui rappelons-le, ont récemment bloqué le projet de rapprochement entre Deutsche Börse et le London Stock Exchange. "La concentration entre Deutsche Börse et London Stock Exchange aurait considérablement réduit la concurrence", avait expliqué l’an dernier la Commissaire européenne Margrethe Vestager pour justifier sa décision.
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