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M&A, fusions acquisitions

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Engie / Altrad / Equans / Bouygues / Endel / Eiffage / Spie

Engie accélère dans ses cessions d'actifs

Toujours engagé dans son plan de cession d'actifs, le groupe industriel énergétique français Engie serait sur le point de céder sa filiale Endel à Altrad, alors que les candidats se bousculent déjà pour Equans, sa grande filiale dans les services.
Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie
Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie

Le programme de cession d'actifs d'Engie a connu une accélération soudaine la semaine dernière. Le groupe industriel énergétique français serait sur le point de céder sa filiale Endel à Altrad, groupe de services aux entreprises, croit savoir Le Figaro.

Contactés, ni Engie, ni Altrad n'ont souhaité s'exprimer à ce sujet. Cette reprise bénéficierait néanmoins du feu vert de l'État, actionnaire d'Engie à 23,64 % et celui du principal client de l'activité nucléaire d'Endel, EDF, poursuit le quotidien.

L'intérêt d'Altrad pour Endel et ses 6 000 salariés est en tout cas logique : la maintenance industrielle fait partie de ses activités, qui se sont largement diversifiées depuis ses débuts dans les échafaudages et le matériel pour le BTP. Mais Endel est en difficulté. Seule son activité de maintenance nucléaire est bénéficiaire. Les autres secteurs (agroalimentaire, industrie lourde, industrie pharmaceutique, etc.) sont déficitaires. C'est pourquoi, toujours selon Le Figaro, la transaction serait réalisée à prix négatif (Engie verserait un chèque) ou, tout au moins, sans sortie d'argent pour Altrad, tandis qu'Engie prendrait à sa charge tout ou partie des engagements financiers, selon Les Echos cette fois.  

Parallèlement, les candidats semblent se bousculer pour Equans, filiale dans laquelle Engie a regroupé ses services multitechniques - qui réalisent 12,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploi 74 000 salariés - pour en faciliter la vente. Certains ont ouvertement déclaré leur flamme, comme les français Bouygues et Eiffage la semaine dernière. Spie serait également sur les rangs, de même que plusieurs fonds d'investissement (sont évoqués Bain Capital, Carlyle et CVC-PAI Partners). Les offres non contraignantes doivent être déposées au plus tard le 6 septembre, alors que l'actif est valorisé entre 5 et 6 milliards d'euros.

En juillet 2020, Engie avait considérablement musclé son programme de cession d'actifs, à l'occasion d'une mise à jour stratégique présentée après le départ d'Isabelle Kocher et en attendant la nomination de son successeur au poste de directeur général (en l'occurrence Catherine MacGregor). Depuis l'annonce de ce plan, Engie a déjà procédé à plusieurs ventes, comme celle de sa filiale de stockage d'énergie Engie EPS à l'entreprise taïwanaise TCC au mois d'avril 2021, ou d'une partie de sa participation dans la société d'ingénierie navale GTT.

 

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