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Bouygues / Bouygues Telecom / Bouygues Construction / Colas / Destia / Equans / Engie

Bouygues se reprend plus vite que prévu

Tous les voyants du conglomérat sont au vert au premier semestre. Il devrait retrouver ses niveaux de 2019 dès la fin de l’année. Sa filiale Colas annonce l’acquisition du finlandais Destia.
Challenger, siège de Bouygues
Challenger, siège de Bouygues

Entre le redémarrage de l’immobilier et des travaux publics grâce à la fin du confinement et l’explosion des usages des outils de télécommunication consécutive à la crise sanitaire, Bouygues est parti pour effacer la crise dès cette année. Ses comptes du premier semestre, publiés ce matin, en témoignent.

Le conglomérat – qui allie BTP, télécoms et médias – est en effet revenu dans le vert, affichant un résultat opérationnel courant (Roc) positif de 471 millions d’euros (contre une perte de 132 millions au premier semestre 2020). Il dépasse même son Roc de 2019, qui s’était établi à 453 millions. Bouygues affiche un bénéfice net de 408 millions, contre une perte nette de 244 millions un an plus tôt. Le chiffre d’affaires, quant à lui, a progressé de 18 % en glissement annuel, atteignant 17,42 milliards d’euros.

Point particulièrement positif pour le groupe, l’ensemble des activités du groupe ont connu une croissance entre janvier et juin dernier.

Mention particulière toutefois pour Bouygues Telecom, qui contribue à quasiment la moitié du bénéfice net du conglomérat (199 millions précisément). C’est en partie grâce au produit de la vente de centres de données informatiques, qui lui a rapporté 91 millions d’euros de résultat opérationnel. Mais l’opération a également gagné de nouveaux clients : 258 000 dans le mobile (portant le total à 14,5 millions) et 346 000 dans la fibre de bout en bout (pour un total de 1,9 million de clients, soit 45 % de l’ensemble de ses abonnés à l’internet fixe). L'opérateur confirme le rôle moteur qu'il avait déjà joué au premier trimestre.

Bouygues Construction a de son côté rebondi de manière assez exceptionnelle au cours de la deuxième moitié du semestre (+31 %), après un premier trimestre plutôt terne (+3 %). Ce rebond lui permet d’afficher un chiffre d’affaires semestriel inférieur de trois petits pourcents à celui du 1er semestre 2019. Le pôle de BTP se permet même d’améliorer sa marge opérationnelle semestrielle sur deux ans (0,6 % contre 0,5 %), portée par le redressement notable de la rentabilité de la filiale Colas grâce au redémarrage précoce du Canada, au plan d’efficacité industrielle mis en place et la réorganisation de Colas France. Signe supplémentaire de dynamisme, Colas a annoncé aujourd’hui même l’acquisition du groupe finlandais Destia Oy ; spécialisé dans les infrastructures routières, ferroviaires et dans l’énergie, ce dernier a réalisé un chiffre d’affaires de 564 millions d’euros en 2020. En outre, le groupe a annoncé qu’il était candidat à l’acquisition d’Equans, la nouvelle entité créée par Engie pour y regrouper ses activités dans les services techniques, qui représente environ 13 milliards d’euros de revenus et serait valorisé entre 5 et 6 milliards d’euros, selon les rumeurs de marché.

Un retour aussi rapide du conglomérat à ses performances d’avant-crise n’avait pas été anticipé par les analystes. Le consensus anticipait des revenus de 17,11 milliards, un Roc de 403 millions et un bénéfice net de 409 millions.

Fort de ces performances, Bouygues estime désormais que son chiffre d’affaires et son Roc atteindront en 2021 des montants "très proches" de leurs niveaux de 2019 (ce qui implique une forte progression par rapport à l’année dernière), alors qu’il prévoyait précédemment une simple amélioration par rapport à 2020. Le Roc dépassera son niveau de 2019 dès l’année prochaine, alors qu’il ne devait lui être à l’origine équivalent ou, au mieux, légèrement supérieur.

La réaction boursière a toutefois été mesurée : après s’être adjugé 2,15 % en matinée à 36,66 euros, l’action Bouygues progressait plus modérément – de 0,86 % peu avant 16 heures. Mais elle s’était déjà appréciée de plus de 1 % hier suite aux bons résultats du groupe de BTP et de concessions Eiffage, qui a lui aussi renoué avec les bénéfices au premier semestre.

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