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Engie / énergies renouvelables / Equans / résultats annuels
Engie semble désormais sur le bon courant
Les bonnes nouvelles arrivent ensemble chez Engie, puisque juste après avoir reçu une proposition très intéressante de la part de Bouygues pour Equans, voilà que les résultats sur neuf mois du groupe sont de bonne facture. Tant l’Ebitda que l’Ebit sont en droite ligne avec les attentes du consensus : l’Ebit connaît une croissance organique de 57,5 % pour atteindre 4,1 milliards d’euros, tandis que la hausse de 26,7 % de l’Ebitda porte ce dernier à 7,6 milliards d’euros et le cash-flow augmente de 1 milliard d’euros pour être mesuré à 5,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires, de 46,9 milliards, connaît une croissance organique de 20,6 %.
Ces performances financières permettent à Engie de réviser à la hausse ses objectifs pour l’année en cours. Pour l'exercice 2021, l’Ebit est attendu dans une fourchette allant de 6,1 à 6,5 milliards d’euros (auparavant estimée entre 5,5 et 5,9 milliards) et l’Ebitda entre 10,8 et 11,2 milliards d’euros (précédemment prévue entre 10,2 et 10,6 milliards). Le résultat net est maintenant espéré a minima à 3 milliards d’euros et au mieux à 3,2 milliards d’euros. La fourchette précédente était bien plus basse, comprise entre 2,5 et 2,7 milliards d’euros.
Le groupe français estime avoir désormais pu rattraper les conséquences du Covid ; Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie, rappelle que le cap est désormais tourné vers, d’une part, une simplification du groupe et d’autre part, une accélération des investissements dans ses "métiers clés". Les investissements doivent permettre d’accélérer le poids des énergies renouvelables dans le groupe. Dans cette optique, près de 2,9 milliards d’euros d’investissements de croissance ont été réalisés au cours des trois premiers trimestres. Concernant la volonté de simplifier les activités, Equans et Endel sont en bonne voie de cession, respectivement auprès d’Engie et d’Altrad. Les recettes dégagées dans ces opérations vont permettre de soutenir la stratégie d’Engie, comme en témoigne son investissement dans l’espagnol Eolia Renovelables.
Menée en association avec le Crédit Agricole, la prise de contrôle du spécialiste de l’énergie renouvelable devrait coûter plus de 2 milliards d’euros. Le groupe semble bien engagé dans sa transformation, d’autant plus qu’il peut toujours bénéficier d’une hausse des prix de l’énergie et de la consommation. Le gouvernement français a de surcroît annoncé que le gel tarifaire n’allait pas impacter les énergéticiens, puisqu’il comptait les indemniser. La prochaine échéance pour le groupe est désormais la présentation des résultats annuels, mi-février, qui doit également être l’occasion de présenter ses objectifs pour les trois ans à venir.
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