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Engie se met en ordre de marche

Le groupe énergétique crée sa filiale de services Equans, qu’il prévoit de céder dans une opération qui devrait susciter les convoitises.
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En s’étant retiré une épine du pied depuis que Suez est parvenu à un accord avec Veolia, Engie peut se concentrer sur son avenir. Passant de la parole aux actes, le fournisseur d’énergies et de services a officiellement mis en place hier sa nouvelle organisation, prélude à sa scission.

Conformément au plan présenté en mai dernier par sa nouvelle directrice générale Catherine MacGregor, Engie a créé Equans, entité qui regroupe désormais l’essentiel de ses activités de services. "Equans est née hier [mardi 29 juin, ndlr] ; c’est une entreprise de 74 000 personnes, d’à peu près 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires et présente dans à peu près 17 pays", a décrit la dirigeante à l’occasion d’une audition à l’Assemblée nationale mercredi. En France, les activités concernées recouvrent 28 000 salariés.

Fort de six métiers (électrique, chauffage-ventilation-climatisation, réfrigération, mécanique, digital & informatique, ainsi que facility management), Equans représente les… deux tiers du chiffre d’affaires d’Engie.

Dirigée par Jérôme Stubler, l’entité est promise à une séparation à plus ou moins longue échéance. "Après la création d'Equans au sein d'Engie nous entamons une nouvelle phase, celle où nous allons explorer l'évolution possible de l'actionnariat pour permettre à Equans de réaliser toutes ses chances de croissance et son développement propre à ses activités", a poursuivi Catherine MacGregor, tout en faisant valoir qu’aucun scénario n’était exclu d’avance quant au moyen d’y parvenir : "nous n’avons pas décidé si nous allons vendre à un stratégique [entreprise, par opposition à un fonds d’investissement, ndlr] ou des stratégiques, ou à un fonds, ou même mettre sur le marché l’entité".

Cette future opération n’a pas d’échéance, mais elle figure déjà dans les agendas des fonds de private equity et des acteurs du bâtiment au sens large. Disposant d’un matelas de liquidités record et d’un accès aisé à la dette, les fonds seront de rudes concurrents pour les spécialistes du secteur.

Ce qui restera d’Engie se recentrera sur les énergies renouvelables et les infrastructures (en particulier décentralisées), deux activités d’avenir et pourvoyeurs de contrats à long terme. Acteur historique du gaz, le groupe veut le "verdir" en l’orientant vers le biométhane et surtout l’hydrogène. L’objectif est d’apporter de la "valeur industrielle".

Pour plus d’efficacité dans ce recentrage, Engie va simplifier son organisation en regroupant certains pôles d’activités et géographiques. Il va passer de 25 business units à quatre business units mondiales (GBU) : Renouvelables (1,1 milliard d’euros de résultat opérationnel courant en 2020), Energy solutions, Infrastructures (2,1 milliards) et Production thermique & fourniture d’énergie (1,4 milliard). "L’organisation en 25 business units rendait notamment compliqués la définition et le suivi de ces priorités. […] Nous aurons une allocation des capitaux disciplinés pour répondre aux priorités de croissance définies", indique notamment Catherine MacGregor dans un entretien à L’Usine Nouvelle publié hier. Les GBU reposeront sur une plate-forme géographique structurée en hubs régionaux au sein desquels les fonctions supports seront mutualisées et les synergies entre les activités créées. Ils coordonneront également les entités du groupe, en particulier dans leurs relations avec les interlocuteurs locaux.

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