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Larry Fink voit « les plus grandes opportunités jamais vues » / BlackRock cumule près de 10 500 milliards de dollars d’actifs

BlackRock a dégagé 1,57 milliard de dollars de bénéfice et a vu ses encours gérés bondir à près de 10 500 milliards de dollars au premier trimestre, conséquence en particulier de la très bonne orientation des marchés boursiers. Bien qu’à un rythme ralenti, la collecte se poursuit à un rythme soutenu. Alors que le gestionnaire d’actifs américain s’apprête à boucler le rachat de son compatriote Global Infrastructure Partners, son directeur général, Larry Fink, le directeur général, voit "les plus grandes opportunités" pour 2024 et au-delà.
Larry Fink, le directeur général de Blackrock - Photo by SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Larry Fink, le directeur général de Blackrock - Photo by SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Le plus grand gestionnaire d’actifs au monde a continué d’amasser les encours au premier trimestre 2024. Il avait atteint la barre des 10 000 milliards de dollars à la fin de 2023, égalant le record de 2021, à la faveur tout à la fois d’une forte collecte et de la bonne orientation des marchés. Trois mois plus tard, BlackRock gère désormais près de 10 500 milliards de dollars d’actifs : 10 472 milliards de dollars précisément, soit une hausse de 15 % par rapport à la fin de l’année dernière.

L’effet marché n’a pas ralenti, au contraire. Il a représenté 476,4 milliards de dollars de janvier à mars, porté par la progression de grands indices galvanisés par les performances financières des entreprises, la frénésie autour de l’intelligence artificielle, et les espoirs de baisses de taux des banques centrales. Ce qui n’est pas anormal sachant que plus des deux tiers (72 %) des actifs de BlackRock sont gérés de manière totalement passive au travers de fonds indiciels ou d’ETF.

Dans le même temps, le moteur de la collecte a néanmoins décéléré avec des entrées nettes de 57,2 milliards de dollars sur la période, à comparer aux 110 milliards de dollars de la même période un an plus tôt. Un recul en partie dû à une décollecte temporaire dans les fonds monétaires. Il y a eu " environ 14 milliards de dollars de rachats nets au cours de la dernière semaine de mars, avant le vendredi saint ", les clients souhaitant " disposer de liquidités à une période où de nombreuses entreprises sont ouvertes, mais où les marchés financiers sont fermés ", a expliqué Martin Small, le directeur financier de BlackRock, lors d’une conférence avec les analystes. Un reflux qui a d’ailleurs été depuis compensé par des entrées nettes de 20 milliards de dollars sur le marché monétaire au cours de la première semaine d’avril, a-t-il précisé.

 

L’ETF à la croissance la plus rapide de l’histoire

 

Hors produits de gestion de trésorerie et fonds monétaires, la société de gestion a enregistré des entrées de 76 milliards de dollars sur les actifs gérés à long terme, dont 61,5 milliards dans les fonds indiciels cotés (ETF) et la gestion indicielle. D’ailleurs, l’iShares Bitcoin Trust ETF (IBIT), le fonds Bitcoin de BlackRock lancé en janvier a enregistré " la croissance la plus rapide de l’histoire et dispose déjà de près de 20 milliards de dollars d’actifs sous gestion ", a souligné Larry Fink, le directeur général de BlackRock.

Par ailleurs, tandis que les fonds actions ont collecté 18 milliards de dollars, ceux à revenu fixe ont attiré 42 milliards de dollars, un montant "considérable ", a observé pour sa part Rob Kapito, le président de BlackRock, au regard du fait que les craintes autour de l’inflation et l’inversion de la courbe des rendements du Trésor continuent à pénaliser les allocations de titres à revenu fixe.

Conséquence de cette forte hausse des actifs sous gestion, les frais de conseil en investissement et d’administration, qui en représentent généralement un pourcentage et constituent la principale source de revenus de la société, ont grimpé de près de 8,8 % au premier trimestre pour atteindre 3,63 milliards de dollars. Le total des revenus de BlackRock a ainsi augmenté de 11 %, à 4,73 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net a bondi de 36 %, s’élevant à 1,57 milliards de dollars.

 

Le rachat de Global Infrastructure Partners bientôt finalisé

 

Pour la suite, " je vois les plus grandes opportunités jamais vues pour BlackRock, pour nos clients et pour nos actionnaires", a déclaré un Larry Fink " très optimiste quant à la dynamique pour le reste de 2024 et au-delà". Le dirigeant fonde en particulier sa confiance sur les perspectives offertes par l’intelligence artificielle, certains marchés émergents en Asie et au Moyen-Orient, et bien sûr le besoin de nouvelles infrastructures.

Dans ce dernier domaine, la firme a effet annoncé en janvier l’acquisition pour 12,5 milliards de dollars de Global Infrastructure Partners, propriétaire notamment de 40 % de Suez et coactionnaire de Vinci dans l’aéroport de Gatwick. L’opération, qui marque un tournant dans la stratégie de BlackRock vers l’investissement non coté, est en passe d’être bouclée au troisième trimestre, a indiqué Martin Small.

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