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LVMH résiste au ralentissement du luxe / Ses ventes maintiennent une croissance organique positive

Malgré un contexte géopolitique et économique toujours incertain et une base de comparaison élevée par rapport à un début d’année 2023 qui s’était avéré particulièrement dynamique, LVMH a continué d’afficher une croissance organique positive au premier trimestre 2024. Une performance accomplie grâce à la résilience de sa division phare, la Mode et maroquinerie, bien épaulée par la Distribution sélective et les Parfums et Cosmétiques.
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Après trois années de croissance effrénée post-pandémie, le secteur du luxe reprend son souffle. Pour le leader mondial, LVMH, qui avait su mieux que les autres exploiter la période de reprise exceptionnelle de l’après-Covid grâce à la très forte attractivité de ses 75 maisons, l’accalmie se traduit par une légère pause. Dans un contexte caractérisé par une incertitude géopolitique et économique persistante, ses ventes ont été quasi stable à 20,7 milliards d’euros au premier trimestre 2024, à comparer aux 21 milliards d’euros de la même période un an plus tôt. Hors effet de périmètre (-1 %) et de change (-4 %) elles ont même progressé de 3% de manière organique.

Ce qui constitue en soi une performance au regard de la base de comparaison difficile à laquelle l’entreprise dirigée par Bernard Arnault faisait face. On se souvient qu’elle avait démarré l’année précédente sur les chapeaux de roues, tirée par la réouverture de la Chine à la suite de la levée des restrictions sanitaires. Sa croissance avait alors atteint 17% en données publiées comme en organique, portée par sa division Mode & Maroquinerie et les bonnes performances de Sephora en Distribution sélective.

Ces deux mêmes branches ont fait mieux que résister sur les trois premiers mois de 2024, avec une croissance organique de 2% pour la première, pour un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros, et une progression de 11% pour la seconde, à 4,2 milliards d’euros. Tandis que "Louis Vuitton effectue un excellent début d’année", "Christian Dior poursuit une dynamique créative remarquable", pendant que "chez Celine, la nouvelle Collection de l’Arc de Triomphe, créée par Hedi Slimane, continue d’élever la désirabilité de la marque", indique le groupe sans révéler les détails des performances de chaque marque. Et ce alors que la Distribution sélective a donc continué d’être portée par Sephora. Poursuivant l’expansion de son réseau de boutiques, la chaîne de distribution de parfums et de cosmétiques engrange les parts de marché, avec une croissance toujours "forte en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient".

Dans le même temps, l’activité Parfums et Cosmétiques a tiré également son épingle du jeu avec une croissance organique de 7 % de ses ventes, à 2,2 milliards d’euros. Dans ce domaine, à côté des fragrances iconiques Sauvage, J’adore et Miss Dior de Christian Dior, le groupe profite de la vitalité des parfums Aqua Allegoria de Guerlain et du développement de L’Interdit de Givenchy notamment.

A côté de cela, l’activité Montres et Joaillerie accuse un léger repli de 2% en organique, avec un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros, tandis que, sans surprise, l’activité Vins et Spiritueux continue de subir une activité Champagne en recul dans un contexte de normalisation de la demande post-Covid, ainsi que l’absence de reprise de la demande en Vins et Spiritueux aux Etats-Unis comme en Chine. Des performances en retrait que LVMH, en tant que groupe de luxe le plus diversifié, a néanmoins pu continuer à compenser au premier trimestre. 

Un atout dont ne peut, par exemple, se prévaloir le numéro du secteur, Kering, qui a récemment averti s’attendre à une baisse de l’ordre de 10% de son chiffre d’affaires sur la période, sous l’effet d’une chute attendue de 20% des ventes de sa marque phare Gucci. Pour sa part, LVMH indique "reste[r] à la fois vigilant et confiant en ce début d’année". La publication en juillet prochain des résultats semestriels permettra de mesurer dans quelle mesure le groupe réussit à préserver ses marges en adaptant ses coûts à un contexte momentanément moins porteur.

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