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Les planètes d’Imerys commencent à s’aligner / L’activité amorce sa reprise

Bien qu’encore modeste, la croissance enregistrée par Imerys au premier trimestre 2024 témoigne de l’amorce d’une reprise après le point bas touché à la fin 2023. Un rebond à venir, au calendrier encore incertain, mais dans lequel la nouvelle division "Solutions pour la transition énergétique » jouera assurément un rôle clé.
Carrière de diatomite du site de Foufouilloux (Cantal) exploitée par Imerys - AFP
Carrière de diatomite du site de Foufouilloux (Cantal) exploitée par Imerys - AFP

Après une année 2023 à faire le dos rond face à la faiblesse de ses marchés finaux, à se concentrer sur la gestion de ses coûts et de sa trésorerie afin de protéger ses performances financières, Imerys aperçoit le bout du tunnel, alimentant l’espoir des investisseurs. Le cours de Bourse d’Imerys s’est envolé jeudi de 12,6%, à 34,10 euros. Les résultats du premier trimestre 2024 du leader mondial des minéraux industriels indiquent les prémices d’une reprise. S’agissant du chiffre d’affaires, qui s’est établi à 926 millions d’euros, l’important n’est pas la baisse (de 7,1%) enregistrée par rapport à la même période de 2023 mais la hausse affichée par rapport au troisième (+1%) et au quatrième trimestre 2023 (+4%).

Jusque-là, rien de transcendant, mais cette évolution donne du crédit aux propos que tenait en février Alessandro Dazza, le directeur Général d’Imerys, lors de la publication des résultats annuels, lorsqu’il estimait que les principaux marchés du groupe avaient "probablement atteint un point bas". Deux mois plus tard, pas de rebond spectaculaire du fait de niveaux d’activités toujours faibles dans la construction résidentielle et les marchés industriels, en particulier en Europe, mais le dirigeant souligne que "les États-Unis font preuve d’une meilleure résistance et [que] la Chine progresse".

L’économie européenne se stabilisant, l’activité est désormais en croissance dans tous les métiers et géographies, laissant espérer "une reprise progressive des marchés et une amélioration séquentielle des volumes de vente au cours des trimestres à venir", indique le groupe. Avec une certaine dose d’incertitude cependant sur le calendrier, dans la mesure où l’entreprise espère "un impact positif de la baisse des taux d’intérêt au second semestre de l’année", une baisse dont on sait désormais qu’elle est devenue plus aléatoire.

 

The Quartz Corp

 

En termes de métier, le potentiel se situe en particulier dans son exposition à la mobilité et à l’énergie durable. Sachant qu'Imerys a justement annoncé début avril la création d'une nouvelle division "Solutions pour la transition énergétique". Celle-ci rassemble la division Imerys Graphite et Carbone, qui sert principalement le marché de l’énergie mobile, et la participation d’Imerys dans “The Quartz Corp” (TQC), une co-entreprise détenue à 50% qui fournit les marchés des panneaux solaires et des semi-conducteurs avec des solutions de quartz de haute pureté. Or la contribution au profit net d’Imerys de cette joint-venture a pris une trajectoire exponentielle. De 7 millions d’euros en 2021, elle est passée à 16 millions d’euros, puis 80 millions d’euros en 2023. Et cette contribution pourrait atteindre 148 millions d’euros en 2024 selon les estimations du cabinet Oddo BHF, soit 40% du résultat net attendu pour Imerys cette année.

Avant même que ce nouveau vent dans les voiles donne sa pleine mesure, les efforts conduits pour améliorer la rentabilité dans des conditions de marchés adverses continuent à tirer la rentabilité. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté, son nouvel indicateur de référence depuis cette année, a progressé de 9% au premier trimestre par rapport à la même période de 2023, s’élevant à 188 millions d’euros, soit une marge de 20,2% bien au-delà des 17,2 % enregistrés au premier trimestre 2023.

Par ailleurs, à la suite de son entrée fin mars en négociation exclusive avec le groupe Flacks en vue de la cession de ses actifs servant le marché du papier, le groupe s’apprête à mettre la touche finale à la réorganisation de son portefeuille d’activités menée depuis deux ans, visant à la recentrer sur les minéraux industriels les plus porteurs. L’opération n’attend plus que l’autorisation des autorités de la concurrence pour être finalisée, probablement dans le courant de l’été.

 

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