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Evenements / Rencontres économiques d'Aix-en-Provence / Epargne / économie réelle / financement des entreprises / France Assureurs / Amundi / AFG / France Invest / Bain & Company

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Rencontres économiques d'Aix-en-Provence / Epargne / économie réelle / financement des entreprises / France Assureurs / Amundi / AFG / France Invest / Bain & Company

Rencontres économiques d’Aix-en-Provence / Le fléchage de l’épargne vers l’économie réelle passera nécessairement par l’accompagnement et l’adaptation de l’offre

Les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence furent l’occasion de faire tomber quelques a priori. L’épargne des Français finance déjà l’économie réelle. Et pour l’aider à participer davantage, la clé résiderait dans l’éducation financière des clients et dans une offre compétitive, selon un panel de professionnels du secteur. A condition aussi que la réglementation, et notamment fiscale, joue son rôle d’attractivité.
Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi,  Florence Lustman, présidente de France Assureurs, Bertrand Rambaud, président de France Invest, Philippe Setbon, président de l’AFG, et Ada di Marzo, directrice générale France de Bain & Company (DR)
Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi, Florence Lustman, présidente de France Assureurs, Bertrand Rambaud, président de France Invest, Philippe Setbon, président de l’AFG, et Ada di Marzo, directrice générale France de Bain & Company (DR)

L’épargne des Français finance-t-elle suffisamment l’économie réelle ? Pour Florence Lustman, présidente de France Assureurs, il faut combattre les idées reçues. "2 300 milliards d’euros sont confiés aux assureurs-vie, dont 23 % en actions, 34 % en obligations d’entreprises et 6 % en immobilier d’entreprise, soit 63 % de l’épargne qui est investie dans les entreprises françaises et européennes ", a-t-elle martelé, ce vendredi soir, à l’occasion d’un débat aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, ajoutant que "80 % des placements des assureurs étaient investis en France et en Europe ". Selon la présidente de France Assureurs, "si l’on veut financer l’économie réelle et la zone euro, c’est donc dans l’assurance-vie qu’il faut investir".

A ce financement devrait sans doute bientôt s’ajouter l’épargne individuelle. Bertrand Rambaud, président de France Invest, veut y croire. "Certes, elle ne représente aujourd’hui que 5 % du private equity (contre 50 % aux Etats-Unis) mais nous pensons que nous sommes à la veille d’un très grand changement vers un relais vis-à-vis de l’épargne individuelle qui deviendra de plus en plus significatif. De très grands acteurs du capital investissement français pensent en effet que 20 % de leurs ressources proviendront de l’épargne individuelle dans les prochaines années ", a-t-il déclaré.

Pour y parvenir, deux défis seraient à relever : celui de la pédagogie et celui de la distribution des classes d’actifs. "Si l’on veut flécher l’épargne, trois efforts de pédagogie sont à mener : il faut rendre intelligible l’offre, seulement 10 % des épargnants ont par exemple entendu parler d’offres à vocation environnementales chez leur conseiller. Par ailleurs, la compréhension de l’offre est indispensable. Enfin, la performance doit aussi être au rendez-vous ", a indiqué Ada di Marzo, directrice générale France de Bain & Company, pour qui la capacité à conseiller est la clé. "L’humain est déterminant : 60 % des épargnants veulent être conseillés".

D’autant qu’il existerait une marge de manœuvre importante des professionnels sur l’éducation au risque. "Les industriels financiers doivent proposer des produits simples pour permettre aux épargnants de comprendre qu’à partir du moment où ils ont un horizon de long terme, cela a du sens de prendre un peu plus de risque ", a assuré Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi qui a fait remarquer que 60 % des dépôts étaient effectués aujourd’hui sur des produits sécurisés, et donc de court terme. "Pour faire évoluer cette tendance, il faut repartir du besoin des clients, en les accompagnant pour investir sur le long terme ", a-t-il poursuivi.

Mais pour le directeur général délégué d’Amundi, la réglementation doit aussi jouer son rôle d’influence, et notamment concernant la fiscalité des produits d’épargne qui doit être cohérente avec le profil de risque. Une réglementation indispensable mais qui ne fera pas tout, a cependant prévenu Philippe Setbon, président de l’AFG. "N’attendons pas qu’elle apporte de l’efficacité à l’industrie. Elle ne donne qu’un moyen, un cadre, mais nous devons aussi travailler en dynamique pour favoriser la compétitivité des industriels ", a-t-il souligné.

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