WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Interparfums / Licence / Van Cleef & Arpels

Publications, Résultats
Interparfums / Licence / Van Cleef & Arpels

Interparfums enchante les marchés avec sa publication trimestrielle / Le renouvellement de la licence Van Cleef & Arpels particulièrement applaudi

Tout en faisant état d’une activité en croissance, le fabricant de parfums a profité de sa publication trimestrielle pour faire savoir que la licence de création, de fabrication et de distribution qui le lie à Van Cleef & Arpels avait été renouvelée. Une nouvelle qui semble rassurer les marchés à plusieurs égards, alors que le titre d’Interparfums bondit depuis le début de la séance.
Interparfums - © Interparfums
Interparfums - © Interparfums

Carton plein pour Interparfums ce mardi à la Bourse de Paris, à la suite de la publication de son point d’étape trimestriel. Confortablement installé en tête du SBF 120 depuis le début de la séance, le titre du fabricant de parfums a bondi de près de 16 % dès l’ouverture des marchés et grimpait toujours de 18 % en fin d’après-midi

Effectivement, l’activité d’Interparfums aura été dynamique au cours du deuxième trimestre. Son chiffre d’affaires, à 209,9 millions d’euros, a progressé de 16 % sur un an. Et cela notamment grâce à la solidité des ventes des parfums Montblanc et Coach, de la poursuite de la croissance de ceux de Jimmy Choo ou encore du lancement réussi des parfums Lacoste, explique le groupe présidé et dirigé par Philippe Benacin. À fin juin, la croissance de l’activité ressort ainsi à 6,7 % sur un an, pour un total des ventes égal à 422,6 millions d’euros.

Surtout, le groupe a profité de cette publication pour faire savoir que sa licence de création, de fabrication et de distribution des parfums et autres produits dérivés de la marque Van Cleef & Arpels avait été renouvelée pour une période de neuf ans, à compter du 1er janvier 2025. Même si les termes du contrat ont été légèrement révisés, puisque le nouveau cadre de la licence sera cette fois basé sur le renforcement de la sélectivité de la distribution des parfums de la marque, de nouveaux lancements seront prévus en 2025. Ce qui envoie plusieurs signaux positifs : d’un côté, souligne Oddo BHF, la crainte d’un non-renouvellement de cette licence avait pu peser sur le titre jusqu’ici, dans la mesure où plusieurs acteurs de la parfumerie - comme Kering, Puig ou Coty - cherchent à intégrer des marques.

De plus, commente de son côté le cabinet TP Icap Midcap, cela rassure également quant à la pérennité de la licence Montblanc, qui arrivera à expiration en 2030. Au terme du premier semestre de 2024, les ventes de parfums de la marque Montblanc représentaient d’ailleurs près d’un quart du chiffre d’affaires d’Interparfums. "La levée de cette incertitude valide pleinement le profil de croissance ainsi que notre opinion d’achat", observe le bureau d’études.

Enfin, il semblerait que les hausses de prix pratiquées début 2022 et début 2023 n’aient pas pesé sur les volumes de ventes jusqu’ici. Elles auront surtout "permis de maintenir la marge brute à un niveau élevé. Grâce à la maîtrise récurrente des coûts fixes et à une répartition plus équilibrée des dépenses de marketing et publicité entre les deux semestres de l’année, le résultat opérationnel du 1er semestre 2024 ne devrait enregistrer qu’un recul limité par rapport à un 1er semestre 2023 exceptionnellement haut, en ligne avec le budget", a de son côté ajouté le directeur général délégué d’Interparfums Philippe Santi. Des prévisions semestrielles donc reconduites, qui pourraient aussi être sources de satisfaction pour les marchés.

En effet, pointe Oddo BHF, les craintes d’un "momentum effrité", renvoyant tout d’abord à un effet de comparaison défavorable, mais également à des inquiétudes quant au pouvoir d’achat des consommateurs, avaient pu interroger les investisseurs jusqu’ici. Notant que la publication trimestrielle d’Interparfums allait à l’inverse de ces deux points de crispation, le bureau d’études anticipait d'ailleurs ce matin que le titre allait bien réagir.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article