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Interparfums / résultats semestriels
Interparfums rééquilibre ses dépenses publicitaires / Malgré une marge opérationnelle pénalisée, les objectifs annuels sont confirmés
Après avoir ravi les marchés au milieu de l’été en annonçant le renouvellement de sa licence avec Van Cleef & Arpels, Interparfums semble les avoir laissés sur leur faim avec sa publication semestrielle. Le titre du fabricant de parfums figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 mardi à la Bourse de Paris, en cédant plus de 6 % en fin de matinée.
Rien d’alarmant pourtant dans le compte de résultat du groupe, puisque son chiffre d’affaires a grimpé de 7 % sur un an, au titre des six premiers mois de son exercice 2024, à 422,6 millions d’euros. La marge brute s’est elle aussi appréciée d’une année sur l’autre (de 8 % plus exactement) pour atteindre près de 65 % du chiffre d’affaires. Une progression qui se doit aux hausses des prix de facturations pratiquées début 2022 et 2023, ayant permis de limiter celles des prix matières premières et des coûts de conditionnement.
Retour à la normale
À l’inverse, le résultat opérationnel courant du groupe a reculé de 9 % et atterri à 92,7 millions d’euros. En cause ? Un effet de comparaison défavorable, en lien avec des volumes de ventes particulièrement élevés au premier semestre de 2023 et un niveau de dépenses de marketing et de publicité trop modéré sur la période. Résultat : la marge opérationnelle avait alors atteint un record de 25,8 %, tandis qu’elle a été ramenée à 21,9 % au premier semestre de 2024.
"Les dépenses publicitaires se sont normalisées", commente en effet de son côté le cabinet Oddo BHF, citant un taux actuel de 18,7 % de ces dernières contre 15,2 % au premier semestre de 2023. Ce qui correspond à une campagne de lancements "plus normative", ajoute le bureau d’études. Cela aura donc logiquement pénalisé la marge correspondante. Mais les autres dépenses d’exploitation semblent avoir été bien maîtrisées, poursuit Oddo BHF.
Des stocks qui pèsent
Le résultat net aura quant à lui suivi la même tendance, en reculant de 10 %, à près de 70 millions d’euros. Il reste aussi le niveau des stocks du groupe, qui a grimpé à près de 245 millions d’euros à fin juin 2024, soit une hausse de 21 %. Ceci aura mécaniquement pesé sur sa trésorerie, en recul de 64 %, à 64 millions d’euros. Mais Interparfums l’assure : la réduction des délais d’approvisionnement et de conditionnement lui permettra de s’améliorer sur ces deux fronts au second semestre.
Pas de quoi, dans l'ensemble, empêcher le groupe de confirmer ses prévisions annuelles. Son président-directeur général, Philippe Benacin, rappelle que le chiffre d’affaires de l’exercice 2024 devrait se situer entre 880 et 900 millions d’euros. La publication n’aura en revanche pas permis aux investisseurs d’en apprendre davantage sur les objectifs de marge opérationnelle d’Interparfums. Elle devrait simplement se maintenir à un niveau élevé, selon la publication du groupe, "ce qui donne une impression plutôt attentiste", estime Oddo BHF. "Si certains pays continuent de présenter des signes de ralentissement après trois années de très fortes croissances, d’autres, en revanche, poursuivent leur dynamique. Sur la base du bon niveau d’activité enregistré durant l’été, nous abordons donc le second semestre avec confiance", garantit quant à lui Philippe Benacin.
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