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Résultats : les banques américaines attendues au tournant

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Banques / Goldman Sachs / JPMorgan / Citigroup / bank of america / Wells Fargo / Morgan Stanley / Publication des résultats / résultats semestriels

Résultats : les banques américaines attendues au tournant

Les banques américaines, qui ouvrent le bal des résultats semestriels cette semaine, vont annoncer des montants records de provisions. Mais les grandes banques d’investissement devraient aussi profiter des levées historiques d’actions et dette des entreprises.
New York - Wall Street - statue de la liberté - banques - USA - Etats-Unis
New York - Wall Street - statue de la liberté - banques - USA - Etats-Unis

La semaine de tous les dangers commence : la saison des résultats semestriels tant redoutés est enclenchée, et ce sont les banques américaines qui ouvrent la danse comme à leur habitude. Une chose est sûre : alors qu’elles ont été grandement sollicitées pour apporter des prêts et financements d’urgence au cœur de la pandémie, les banques US vont accuser des montants records de leurs provisions sur crédits. Certaines ont été plus conservatrices que d’autres, à l’instar de JP Morgan qui avait déjà mis de côté 8,28 milliards de dollars pour des pertes sur ses crédits. Selon le consensus établi par FactSet, cette enveloppe devrait se monter à 8,1 milliards au deuxième trimestre.

Pour les autres géants de Wall Street, la facture devrait encore s’alourdir : 6,95 milliards de dollars pour Citigroup (contre 6,4 milliards au premier trimestre), 5,08 milliards pour Bank of America (contre 4,76 milliards), 4,5 milliards pour Wells Fargo (contre 4 milliards) et 991 millions pour Goldman Sachs (contre 937 millions), toujours selon FactSet. Ainsi, les six grandes banques US devraient annoncer une contraction de 50 % de leurs profits en moyenne selon les anticipations, et Wells Fargo passerait même dans le rouge, avec une perte de 5 cents par titre au deuxième trimestre. Et ce n’est pas fini : les banques bénéficient toujours des plans massifs d’aides publiques comme le Payment Protection Program et le CARES Act, qui ont évité des milliers de défaits sur les crédits immobiliers et les cartes de crédit. Des pertes qui vont les impacter massivement quand les perfusions ne seront plus en vigueur.

Néanmoins, le tableau n’est pas totalement noir. Le trimestre a aussi été celui d’une activité débordante d’augmentations de capital et d’émissions de dette de la part des corporates, qui ont profité des liquidités historiques déversées par les banques centrales, afin de sécuriser un maximum de trésorerie dans une période très incertaine. Selon Dealogic, les entreprises américaines ont levé 190 milliards de dollars d’actions (augmentations de capital et IPO) au deuxième trimestre, soit le trimestre le plus actif de l’histoire de ces statistiques. Côté dette, elles ont levé 1 150 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit le niveau atteint sur l’ensemble de l’année 2019, selon Refinitiv, en bonne voie pour un nouveau record sur celui de 2017 (1 370 milliards de dollars).

Les entreprises ont massivement tiré parti de la correction des marchés qui a conduit à une baisse de leurs valorisations en Bourse, mais aussi des niveaux historiquement bas des taux pour lever de la dette. Ce qui devrait booster les revenus des banques d’investissement très actives sur ces segments, comme JP Morgan, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Les investisseurs surveilleront aussi de près les discours des CEO des banques, et leur confiance en l’avenir. Certes, les marchés ont, grâce à la perfusion de la Fed, été exceptionnellement résistants – le S & P 500 n’est inférieur que de 2 % à son niveau de janvier et le Nasdaq a pulvérisé un record historique la semaine passée – et ont misé sur une reprise en V. Un "wishful thinking" que les patrons bancaires pourraient brutalement battre en brèche.

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