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Quand la saison des résultats déjoue les pronostics / Un solide deuxième trimestre, mais les perspectives s’affaiblissent
La saison des résultats du deuxième trimestre des entreprises touche à sa fin, laissant une impression mitigée, le doute ayant gagné des marchés d’actions fragilisés par les valorisations élevées et les risques de récession aux Etats-Unis. Pour autant, l’impression qui s’est dégagée a sans doute été pire que la réalité.
Tout d’abord parce que ce deuxième trimestre "a marqué le premier trimestre de croissance positive des bénéfices en glissement annuel depuis le premier trimestre 2023", observent les analystes de Deutsche Bank.
Les bénéfices du STOXX 600, l’indice composé des 600 des principales capitalisations boursières européennes, ont augmenté de 4 % en moyenne au deuxième trimestre, après donc quatre trimestre consécutifs de croissance négative, alors que le consensus s’attendait d’ailleurs à ce que les bénéfices reculent encore de 2 %.
Décroissance enrayée
Autre point notable, toujours depuis le premier trimestre 2023, le trimestre écoulé "marque également le premier trimestre positif de croissance des ventes à la fois séquentielle et en glissement annuel", constate également Deutsche Bank. Cette croissance s’est établie à 1 % dans les deux cas. Et, si les marges ont légèrement baissé par rapport au pic atteint au premier trimestre, elles "demeurent confortablement au-dessus de la moyenne pré-Covid", ajoute la banque.
En termes de prévisions, la saison des résultats du deuxième trimestre a été caractérisée par de nombreux changements. Environ un tiers des entreprises ont revu leurs perspectives annuelles à la hausse tandis que 24 % les ont revues à la baisse.
Mais, à cet égard, il est intéressant de noter que les révisions à la baisse des prévisions ont été fortement sanctionnées (par une réaction médiane du cours de Bourse négative de 4,3 %), tandis que les révisions à la hausse accueilli sans grand enthousiasme (avec une hausse médiane de 2,1 %), cette différence de traitement reflétant bien le sentiment négatif du marché des dernières semaines.
Les banques se distinguent
De même, en ce qui concerne les résultats et les chiffres d’affaires publiés, les performances supérieures aux attentes ont été moins récompensées (+ 0,8 %) que les déceptions n’ont été sanctionnées (-1,4 %). "Cela a été particulièrement le cas dans les secteurs de l’automobile, de l’alimentation et des boissons et de la technologie, où les surprises positives ont été suivies de réactions négatives des prix en moyenne", précise Deutsche Bank.
En matière de secteurs justement, si ceux de la technologie et de l’automobile ont contribué négativement à la croissance des bénéfices au premier semestre, les banques sont celui où la bonne surprise sur les bénéfices et les revenus a été la plus grande, et où le nombre de révisions à la hausse des prévisions a été le plus important.
Deutsche Bank plus optimiste
Au moment de se projeter vers la deuxième partie de l’année, bien que les résultats des entreprises pour le deuxième trimestre se soient avérés nettement supérieurs aux attentes, l’optimisme de la communauté financière a diminué. Le consensus s’attend désormais à ce que les bénéfices augmentent de 7 % au second semestre, contre 9 % à la fin de la saison des résultats du premier trimestre.
L’affaiblissement des données macroéconomiques et la résurgence des craintes de récession ont conduit les marchés à repousser une partie de la reprise attendue des bénéfices à l’année 2025, pour laquelle une croissance solide de 8 % est désormais attendue. Un scénario prudent avec lequel les analystes de Deutsche Bank prenne néanmoins de la distance. "Nous continuons à penser que la reprise des bénéfices se matérialisera plus tôt", estiment-t-il, tablant sur un rebond de 11 % de la croissance des bénéfices au second semestre de cette année.
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