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bénéfices / Morgan Stanley / marge / marges / saison des résultats

Les entreprises européennes ont bien démarré cette saison des résultats / Les bonnes surprises sur les ventes dominent

Les entreprises cotées européennes parviennent toujours à compenser la détérioration de l’environnement économique sur leurs résultats, observe la banque américaine Morgan Stanley. Les prévisions du consensus sur les bénéfices futurs tendent cependant à être révisées à la baisse.  
Les bénéfices des entreprises européennes continuent à dépasser les attentes - Pascal BROZE/REPORTERS-REA
Les bénéfices des entreprises européennes continuent à dépasser les attentes - Pascal BROZE/REPORTERS-REA

Pour l’instant, tout va bien. Pas plus que durant la première moitié de l’année, la dégradation de la conjoncture ne transparaît dans les résultats des entreprises cotées du Vieux Continent. La saison européenne des résultats du troisième trimestre débutée il y a environ deux semaines ressemble à s'y méprendre à celle du deuxième trimestre jusqu’à présent.

Alors qu’environ 40% des entreprises ont publié à ce stade leurs résultats de la période de juillet à septembre, "le message semble remarquablement similaire à ce que nous avons observé au deuxième trimestre (ainsi qu’au premier trimestre) avec une très forte progression du chiffre d'affaires et une hausse plus faible mais néanmoins saine du bénéfice par action ", observent en effet les stratégistes de Morgan Stanley.

 

Les bénéfices publiés dépassent les attentes

 

Précisément, la banque américaine a constaté que 59% des entreprises jusqu’à présent avaient dépassé les attentes du consensus en termes de chiffre d'affaires au cours du trimestre écoulé, ce qui correspond peu ou prou aux résultats records enregistrés au cours des deux trimestres précédents.

En parallèle, 20% des entreprises ont pour l’instant dépassé les attentes du consensus en matière de bénéfice par action, une proportion également similaire à celle que Morgan Stanley avait observée au deuxième trimestre. Et "ces bénéfices pondérés dépassent actuellement les attentes de 8% ", note la banque.

L’analyse détaillée réalisée par la banque montre par ailleurs que ce sont les entreprises ayant les plus grandes capitalisations qui tirent les résultats à la hausse. "Environ 30 % des grandes capitalisations et des valeurs de rendement génèrent une amélioration nette du bénéfice par action, contre seulement 7 % des valeurs de croissance et de moyenne capitalisation", note-t-elle

Par secteur d’activité, Morgan Stanley constate que ce sont les services financiers et les services aux collectivités qui ont enregistré les meilleurs résultats jusqu’à présent, tandis que les résultats les plus faibles concernent les services de communication, la consommation discrétionnaire et les soins de santé.

 

Pressions sur les marges

 

En Bourse, si les indices continuent pour l’instant de suivre une pente ascendante au fur et à mesure des publications, les réactions positives ou négatives du marché en cas de bonne ou de mauvaise surprise sur les résultats montrent un fort déséquilibre baissier. La banque américaine a observé qu’en moyenne, la réaction positive du cours de Bourse le jour de l’annonce d’un résultat meilleur qu’attendu se limitait à 0,37%, alors qu’à l’inverse des résultats inférieurs aux attentes étaient sanctionnés par une baisse de 3,7%.

Une prudence que l'on retrouve dans la perception du risque sur les prévisions pour la fin de l'année et surtout 2023. Car malgré ces résultats meilleurs que prévu, les révisions de prévisions du consensus restent orientées à la baisse. Elles "traduisent des pressions sur les marges, étant donné que les révisions de prévisions de chiffre d’affaires restent positives ", explique la banque.

Ces révisions à la hausse des perspectives d'activité ont souvent pour origine un effet prix très positif, résultant de la volonté des entreprises de répercuter l'inflation de leurs coûts auprès de leurs clients. Mais certaines disposent de moins de marges de manœuvre que d'autres, si bien que leur rentabilité peut en souffrir. Les statistiques réalisées par Morgan Stanley montrent que les risques de pression sur les marges ciblent plus spécifiquement les secteurs de la distribution alimentaire, des télécoms et des biens d’équipement.

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