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TotalEnergies / Observatoire ATH / bénéfices / profits / SBF120 / sbf 120

Les bénéfices du SBF 120 battent (encore) des records

Les sociétés du SBF 120 ont dégagé des bénéfices une nouvelle fois historiques au premier semestre, en dépit d'un contexte géopolitique, énergétique et inflationniste très défavorable.
TotalEnergies a dégagé plus de 10 milliards d'euros de bénéfice net au premier semestre - Laurent GRANDGUILLOT/REA
TotalEnergies a dégagé plus de 10 milliards d'euros de bénéfice net au premier semestre - Laurent GRANDGUILLOT/REA

L’accumulation des crises, géopolitique, énergétique et inflationniste, n’a pas empêché les plus grandes entreprises cotées à Paris de dégager d’importants profits au premier semestre de cette année. Au contraire, les sociétés appartenant au SBF 120, l’indice regroupant – théoriquement - les 120 actions les plus "liquides" (pouvant être achetées ou vendus rapidement) parmi les groupes français aux plus fortes capitalisations, ont inscrit de nouveaux bénéfices records, montre la dernière étude de l’Observatoire ATH de l’information financière.

L’analyse a porté non pas sur 120 mais sur 102 sociétés. La raison ? Le SBF 120 compte en réalité 119 sociétés, et sur ces 119, il y en a 17 qui ne publient leurs résultats semestriels qu’en septembre "ou présentent des comptes inexploitables notamment pour des questions de comparabilité pertinente sur quatre ans", justifie l’ATH.

 

78 milliards d'euros de bénéfices

 

Avant même de parler de bénéfices, ces 102 sociétés ont connu une croissance dynamique de leur activité sur la période. Elles ont en effet représenté 1 071 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre, dépassant de 20% leur niveau d’activité de 2019 (894 milliards d’euros), avant la crise sanitaire, et de 26% celui de 2021 (853 milliards d’euros).

Dans le même temps, la rentabilité de ces groupes, mesurée par le ratio d’excédent brut d’exploitation (ou Ebitda) en pourcentage de chiffre d’affaires, a continué de progresser, atteignant 16,2% au premier semestre 2022, après son rebond à 16% en 2021 qui avait fait suite au trou d’air à 10,3% de 2020, marqué par la pandémie. En termes de résultats nets, ces 102 sociétés ont dégagé 78 milliards d’euros de bénéfices en 2022, soit près de 14 milliards de plus que les précédents records de 2021, avec un niveau de marge nette (ratio de résultat net sur le chiffre d’affaires) se maintenant au-dessus de 7%.

Par secteur, les entreprises de l’énergie (principalement Total, Engie et EDF) ont représenté à elles seules 253 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022, en progression de 62 % par rapport à 2021. "Ces sociétés ont représenté 46 milliards d’euros de résultat d’exploitation, soit un ratio de 18% sur leur chiffre d’affaires en 2022, contre 21% en 2021", a calculé l’Observatoire ATH. Un recul de la marge d’exploitation lié au fait que seuls TotalEnergies et Engie - bien qu'ayant dégagé des résultats nets records à 10,4 et 5 milliards d'euros respectivement - ont réalisé un résultat net positif sur la période alors qu'EDF a été au contraire pénalisé par les mesures régulatoires exceptionnelles prises par les pouvoirs publics. Sous l'effet notamment du bouclier tarifaire, l’opérateur historique d’électricité a enregistré une perte de 5 milliards d’euros.

 

Le luxe se distingue

 

Hors énergie, si "24 entités n’ont pas retrouvé leur chiffre d’affaires de 2019", parmi lesquelles Renault, Airbus, Safran, Axa ou Air France, "les secteurs les plus performants sont l’industrie, la construction et les équipements électriques, la technologie, le luxe et la santé", souligne l’Observatoire ATH. Le ratio d’Ebitda sur chiffre d’affaires des 95 sociétés du SBF 120 hors énergie est passé de 14,8% en 2021 à 15,5% en 2022, à comparer à 13,3% en 2019.

Parmi tous les secteurs, un en particulier relève la moyenne : celui du luxe, représenté par Kering, Hermès, et bien sûr LVMH, le leader mondial. Ces trois entreprises emblématiques ont représenté 52 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre, soit 6 % du total, pour un ratio d’Ebitda sur chiffre d’affaires particulièrement élevé de 29% en 2022, contre pour 24 % en 2019, témoignant du caractère premium de leur activité.

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