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L’actionnariat salarié séduit toujours / Près d’un tiers des entreprises du SBF 120 y ont encore eu recours en 2022

Si l’année 2021 avait marqué un record pour l’actionnariat salarié, il semblerait que le cru 2022 ne soit pas décevant non plus. Selon les premiers chiffres du cabinet de conseil Eres, 39 opérations collectives ont été menées par 36 entreprises du SBF 120 l’année dernière, un résultat bien au-dessus de la moyenne des dix dernières années.
Billets euros (©H. Vanbeselaere/REPORTERS-REA)
Billets euros (©H. Vanbeselaere/REPORTERS-REA)

L’actionnariat salarié séduit toujours plus d’entreprises en France. Selon les premiers résultats de l’édition 2023 du Panorama de l’actionnariat salarié, réalisée par Eres, en 2022, 39 opérations collectives ont été menées par 36 entreprises du SBF 120, sous forme d’augmentation de capital réservées aux salariés ou de cession d’actions existantes. C’est peut-être moins que l’année précédente (41 opérations, un record depuis 2011), mais ce résultat reste néanmoins bien au-dessus de la moyenne observée depuis 2011 (32 opérations) et reste supérieur à 2019 (année pré-crise pandémique) qui avait enregistré 38 opérations.

Le plan collectif le plus important réalisé l’année dernière revient à Vinci et s’est élevé à 547 millions d’euros. "L’année a également été marquée par le rachat de La Redoute (par les Galeries Lafayette en décembre 2022, ndlr) qui a permis aux actionnaires salariés de toucher 100 000 euros en moyenne, pour une mise initiale de 100 euros", note la société de conseil.

Et cette tendance devrait s’accélérer. Rappelons en effet que dans le cadre de l’Accord national Interprofessionnel (ANI) signé en février dernier par les partenaires sociaux, les entreprises de 11 à 49 salariés, dont le bénéfice fiscal net représente au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant trois années consécutives, seront obligées, à compter du 1er janvier 2025, de partager la valeur de l’entreprise via un dispositif d’épargne salariale de leur choix : participation, intéressement, prime de partage de la valeur (PPV), ou encore plan d’épargne salariale (PEE, PERECO). Une mesure qui doit être retranscrite, selon les vœux de la Première ministre, Elisabeth Borne, dans le futur projet de loi Plein Emploi attendu au printemps.

Un effort qui sera loin d’être anodin pour les PME. Selon les données du ministère du Travail, en 2020, à peine 1,3 % des entreprises d’au moins 10 salariés avaient mis en place un dispositif d’actionnariat salariés, soit 600 0000 salariés couverts (moins de 10 % du total des salariés). A l’inverse, aujourd’hui, "dans les grandes entreprises cotées en France, un salarié sur trois est actionnaire et la part du capital détenue par les salariés actionnaires d’élève à environ 3 % en moyenne", souligne Marie-Noëlle Auclair, directrice Le Cube : Expertise & Solutions chez Eres. Chez Veolia, les salariés viennent même de devenir le premier actionnaire du groupe avec 6,5 % du capital, une première pour une société du CAC 40.

Pour rappel, la loi Pacte du 22 mai 2019 a fixé aux entreprises un objectif de 10 % du capital détenu par les salariés à l’horizon 2030. Pour ce faire, le législateur a abaissé de 20 % à 10 % le forfait social et a été supprimé pour les entreprises de moins de 50 salariés.

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