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Entreprises / Actions / Actionnariat salarié / Eres / partage de la valeur / superprofits / dividendes / sbf 120 / Entreprises françaises

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Actionnariat salarié : les Français sont les mieux lotis d’Europe / Le capital détenu par les salariés du SBF 120 frôle les 3%

A l’heure où le partage de la valeur est au cœur des débats parlementaires, la nouvelle édition du panorama de l’actionnariat salarié dans le SBF 120 pour l’année 2022, publié par la société de gestion Eres, montre que les salariés français ont, encore une fois, été très privilégiés par rapport à leurs voisins européens l’année dernière. Après une année 2021 record, le montant moyen par salarié souscripteur était en hausse de 5 300 euros l’année dernière.
Billets de banques (©Hans Lucas via AFP)
Billets de banques (©Hans Lucas via AFP)

Alors que les députés ont voté, ce jeudi après-midi, le projet de loi sur le partage de la valeur visant à inciter les entreprises à mieux associer financièrement leurs salariés aux performances de la société, la société de gestion, Eres, a souhaité, comme chaque année, établir un état des lieux de l’actionnariat salarié en France.

 

Montant record d’opérations

 

Et force est de constater qu’après une année 2021 record, les entreprises plébiscitent toujours autant ce dispositif. En 2022, plus d’un tiers des salariés du SBF 120 étaient actionnaires de leur groupe pour une détention moyenne de 2,74 % du capital. "Les salariés français détiennent plus de capital de leur entreprise que n’importe lesquels de leurs voisins européens. Pour 100 salariés actionnaires en Europe en 2022, 41 sont français ", souligne Mirela Stoeva, directrice des études chez Eres. Au total, l’année dernière, le SBF 120 comptait 2,42 millions de salariés actionnaires détenant près de 68 milliards d’euros d’actifs de leur entreprise. "L’actif moyen détenu par un salarié actionnaire est de 28 076 euros ", poursuit Mirela Stoeva.

Ainsi, comme l’année précédente, 41 opérations ont été menées par 38 entreprises du SBF 120 sous forme d’augmentations de capital réservées aux salariés ou de cessions d’actions, un record depuis 2011. Mais ce n’est pas tout puisque le volume de ces opérations a atteint lui aussi, en 2022, le montant historique de près de 4 milliards d’euros, soit un montant moyen par salarié souscripteur en hausse de 5 300 euros.

 

Plus fructueux que l’actionnariat individuel

 

Un dispositif qui s’avère donc très avantageux pour les collaborateurs d’autant que, comme le souligne Eres, ceux ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié entre 2006 et 2017 ont été gagnants dans 82 % des cas avec le dividende et la décote (sans tenir compte de l’abondement). En tenant compte de l’abondement, avec un taux moyen de 100 %, ils ont été gagnants dans 94 % des cas au bout de 5 ans. A l’inverse, un actionnaire individuel aurait, quant à lui, été gagnant dans 76 % des cas seulement.

Parmi les meilleurs élèves du SBF 120 où les salariés sont même devenus le premier actionnaire, l’on retrouve le groupe Eiffage (19,30 % du capital détenu au 31 décembre 2022), Vinci (9,90 % du capital), Saint-Gobain (8,75 % du capital). Le groupe TotalEnergies, souvent pointé du doigt par les oppositions politiques pour ses "scandaleux superprofits " ou la rémunération de son président-directeur général, est en sixième position du classement. Non seulement les salariés sont les premiers actionnaires de l’entreprise mais ils détiennent également 6,80 % du capital, soit nettement plus que la moyenne des salariés du SBF 120.

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