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ukraine Les OPA ont bien résisté à la crise en 2022 / Un effet rattrapage attendu pour 2024

UKRAINE. La guerre en Ukraine et le contexte économique morose n'ont pas entamé l’appétit des entreprises à se lancer, l'année dernière, dans des offres publiques. Et ce sont principalement les actionnaires de référence qui ont mené ces opérations, selon le dernier baromètre publié par le cabinet EY. 
Quartier de la Défense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Quartier de la Défense (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

La guerre en Ukraine, la hausse des taux d’intérêt et de l’inflation auraient pu rendre les entreprises françaises frileuses, le nombre d’offres publiques recensées l’année dernière prouve le contraire. En effet, 32 opérations ont été comptabilisées en 2022, selon la nouvelle édition de l’Observatoire des offres publiques publiée par EY, un niveau en ligne avec la moyenne des dix dernières années. "Preuve que l’année 2022 est restée dynamique ", observe Julie Madjour, associée chez EY dans un entretien accordé à WanSquare.

Il s’agit toutefois de onze opérations de moins que l’année précédente. " 2021 a été une année record probablement en raison d’un effet de rattrapage des opérations qui n’avaient pu s’organiser avec la crise sanitaire ", constate Julie Madjour. A noter également que parmi ces 32 opérations, quatre n’étaient pas finalisées au 31 décembre 2022 et sont en cours de revue par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

En revanche, certaines transactions de taille significative ont marqué l’année 2022. Au total, le montant de capital acquis à la suite des opérations clôturées l’année dernière s’est élevé à 15,6 milliards d’euros (dont 54,2% pour l’offre de Veolia sur Suez finalisée au début de l’année 2022, soit un montant de 8,4 milliards d’euros). C’est bien plus que le montant atteint en 2021 : les 43 opérations déclarées l’année précédente avaient représenté un montant de 5,8 milliards d’euros. "Attention cependant car le montant relevé en 2022 intègre toutes les opérations qui ont été déclarées conformes par l’AMF en 2022 ainsi que celles qui ont été finalisées au cours de l’année. Autrement dit, dans ce chiffre, il y a six opérations qui ont été lancées en 2021 mais qui ont été finalisées l’année dernière. En conséquence, nous sommes proches du montant de 2021 ", prévient l’associée d’EY, qui souligne que l’opération en cours de l’Etat sur EDF n’est pas intégrée dans l’analyse, l’opération n’étant pas encore finalisée.

Par ailleurs, les trois opérations les plus importantes en termes de montant représentent un total de 3,8 milliards d’euros (1,86 milliard d’euros pour la Banque Postale sur CNP Assurances). Un résultat à comparer également avec des opérations comme Natixis et Iliad, dont le montant de l’acquisition s’élevait respectivement à 2,7 et 1,8 milliards d’euros en 2021.

Autre constat intéressant : 90,6% des opérations ont été initiées par les actionnaires de référence ou la société elle-même, soit 29 opérations. Un renforcement notable des opérations initiées en interne pour l’associée d’EY qui rappelle que "les années précédentes, nous étions plus autour des 50%, ce qui démontre que les actionnaires de référence, voyant le cours de bourse fortement chuté, une inflation galopante et un contexte économique défavorable, ont souhaité racheter les parts des actionnaires minoritaires pour éventuellement pouvoir sortir de la cote. Les actionnaires de ces sociétés considèrent que le cours baissiers de 2022 ne reflète pas la valeur économique de leur entreprise sur le long terme ". Et de fait, au total, 21 sociétés ont été retirées de la cote des marchés Euronext Paris en 2022 à la suite d’offres publiques, soit 60% des offres (25 retraites en 2021).

Coté secteur, celui de la Tech a conservé une activité dynamique, représentant un peu plus de 30% des offres publiques contre plus de 37% en 2021. Le secteur de la finance et de l’assurance est quant à lui en hausse passant de 7% à 13% sur un an l’année dernière.

Toujours marquée par un contexte économique qui reste incertain, l’année qui débute devrait être calme au premier semestre en termes d’opérations. " L’activité devrait repartir progressivement au deuxième semestre si les prévisions de croissance et de maîtrise de l’inflation se confirment. Un effet rattrapage en 2024 serait également envisageable si les conditions économiques le permettent ", prédit Julie Madjour.

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