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PME/ETI / Entreprises françaises

Les entreprises hexagonales toujours aussi peu optimistes / Leurs finances sont toujours autant en danger

La dernière étude menée par le Cabinet ARC avec l’IFOP a révélé que le pessimisme est de mise pour les PME et TPE françaises ; elles sont près d’un tiers à penser ne pas pouvoir faire face aux remboursements tant de leur PGE, que de leurs factures ou de leurs investissements. Une dynamique d’autant plus inquiétante qu’elles sont également 71 % à ne pas anticiper de croissance de leur activité durant les six prochains mois et que l’allongement des délais de paiement est toujours d’actualité.
Drapeau français. Andrea Savorani Neri / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Drapeau français. Andrea Savorani Neri / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les TPE et PME françaises accusent le coup encore et toujours. Mois après mois, les études du Cabinet ARC réalisées conjointement avec l’IFOP font apparaître les craintes du tissu économique hexagonal. Obligées de faire face à une inflation persistante et à des difficultés de trésoreries qui n’en finissent plus, les craintes rapportées restent les mêmes que celles présentées en février dernier.

Ce qui n’a pas échappé à Denis Le Bossé, président du Cabinet ARC, qui s’est confié à WanSquare qu’aujourd’hui encore " des entreprises déposaient le bilan avec des carnets de commandes remplis". Il a pu observer pas plus tard que cette semaine, "une entreprise qui s’est placée en procédure de sauvegarde et ce malgré une activité florissante, en raison d’un manque de trésorerie ".

 

Toujours les délais de paiement

 

Le serpent de mer d’une notation sur les délais de paiement est de retour, malgré l’intérêt du ministre de l’Économie Bruno Le Maire il y a plusieurs mois, le sujet est loin d’être résolu aujourd’hui. Le seul espoir d’amélioration à l’horizon est l’arrivée de la facturation électronique pour l’ensemble des entreprises l’an prochain, un changement qui ne devrait pas pour autant être miraculeux.

Aujourd’hui le Cabinet ARC et l’IFOP rapportent que ce sont " près de 6 entreprises sur 10 (58 %) [qui] pensent que leurs clients PME et TPE n’auront pas installé aujourd’hui une plateforme dédiée pour recevoir les factures électroniques à l’échéance légale du 1er juillet 2024 ". Et encore si cela était adapté rapidement, les effets n’en seraient pas pour autant miraculeux : le service public a adopté cette mesure depuis des années et Denis Le Bossé rappelle qu’on a " toujours une vraie démonstration que les délais de paiements ne sont ne respectent pas et fragilisent les entreprises ".

 

Prime à la taille

 

Des phénomènes également liés tant à la taille qu’aux structures des entreprises sont à noter, puis 47 % des entreprises seulement ont anticipé une dégradation des délais de paiement et ont pris des mesures adéquates, là " où 96 % des sociétés signalées ont démontré que les délais de paiement de leurs clients ne se sont pas améliorés au cours des 3 derniers mois ".

Le président du Cabinet ARC nous a confié que " malheureusement, on constate que ce sont les sociétés les mieux organisées qui ont le mieux anticipé la situation. Ce sont les entreprises qui ont le plus besoin de cash qui sont souvent en retard sur ce plan- là". Avec le risque de se retrouver démunis face à un possible désengagement auprès des TPE/PME tant des établissements bancaires - redouté à 55 % par les entreprises interrogées - que des assureurs-crédit - anticipé à 49 % quant à lui.

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