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Les entreprises françaises, principales contributrices des dividendes en Europe / Ils ont atteint un niveau record de près de 60 milliards d’euros en 2022
Alors que les travaux de la mission d’information sur le partage de la valeur se poursuivent ce mercredi à l’Assemblée nationale, voilà de quoi donner des arguments aux députés qui fustigent la distribution de dividendes par les grands groupes. Ceux-ci ont atteint, l’année dernière, un nouveau record au niveau mondial, de 1560 milliards de dollars, selon le dernier indice Janus Henderson Global Dividend, soit une progression de 8,4 %. La croissance sous-jacente s’est même avérée encore plus forte à 13,9 %. "Malgré́ l’inflation galopante, les hausses de taux d’intérêt, la guerre et les baisses de prix des actifs en 2022, les dividendes mondiaux ont continué́ de croître, soulignant leur importance pour les investisseurs du monde entier. Les dividendes mondiaux ont totalement rattrapé́ leur retard post-pandémique, les distributions ayant renoué́ avec leur tendance historique. Cette performance est à saluer compte tenu de l’ampleur des bouleversements ééconomiques causés par le Covid-19", souligne Jane Shoemake, gérante de portefeuille client au sein de l’équipe Global Equity Income de Janus Henderson.
Dans le détail, douze pays ont enregistré des distributions record. Parmi eux, se trouvent les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, la Chine… mais aussi la France où 95 % des sociétés ont augmenté́ ou maintenu leurs dividendes l’année dernière. "En 2022, les sociétés françaises ont contribué́ à près d’un tiers de la croissance des dividendes européens (+20,4 % sur une base sous-jacente à 254 milliards de dollars, ndlr). Leurs versements ont atteint un nouveau record de 59,8 milliards d’euros, surpassant de 4,6 % le record de 2019. La croissance du total français est notamment due aux hausses impressionnantes enregistrées par les entreprises du secteur de luxe et de l’automobile", a précisé Charles-Henri Hermann, directeur du développement France et Distribution Benelux de Janus Henderson.
Cela reflète en partie, selon l’étude, la taille importante du marché boursier français, mais également les très fortes hausses des contributions de certaines entreprises : "LVMH a augmenté́ ses versements de 71 % et est devenu le deuxième plus gros payeur de dividendes français après TotalEnergies. Les autres sociétés du secteur du luxe français ont également procédé́ à des augmentations très importantes, tandis que Michelin a bénéficié́ de l’envolée des ventes de voitures", relève la société de gestion d’actifs.
Côté secteurs, au niveau mondial, c’est en effet logiquement les producteurs de pétrole et de gaz, en raison de la flambée des prix de l’énergie, ainsi que les sociétés financières (comme les banques) qui sont les grands gagnants de la croissance des dividendes. Les premiers ont vu leurs distributions progresser de plus de 66 % (sous forme de dividendes ordinaires ou extraordinaires), soit près d’un quart de l’augmentation des dividendes mondiaux de 2022, dont la moitié provenant des marchés émergents. Les seconds ont quant à eux contribué à hauteur de 25 % à la croissance annuelle grâce notamment à la reprise post-pandémie. "Malgré quelques gagnants sectoriels incontestables, la croissance a été généralisée. Globalement, 88 % des entreprises au niveau mondial ont augmenté ou maintenu leurs dividendes", note l’étude.
Du fait de l’inflation, des nouvelles hausses de taux, les perspectives de dividendes pour cette année sont en revanche plus incertaines. " Au quatrième trimestre, la croissance mondiale des dividendes a ralenti pour atteindre 7,8 % en termes sous-jacents. […] Des signes ont également indiqué que la hausse des taux d’intérêt pourrait commencer à peser sur la volonté des entreprises d’accroître leurs dividendes. Aux Etats-Unis, par exemple, la croissance est tombée à 5,5 % au quatrième trimestre ", constate Janus Henderson qui prévoit donc, par prudence, pour 2023 une croissance plus lente. La société de gestion table sur 1600 milliards de dollars de dividendes distribués, soit une augmentation du montant global de 2,3 %.
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