Indicateurs macros / faillite / défaillances / quoi qu'il en coûte / PME / TPE-PME / PME/ETI / Entreprise / Etat / Inflation
Indicateurs macros
faillite / défaillances / quoi qu'il en coûte / PME / TPE-PME / PME/ETI / Entreprise / Etat / Inflation
Le rythme de défaillances d'entreprises s'est emballé en 2022 / Les petites et moyennes entreprises en première ligne
Après deux années lissées par le "quoi qu’il en coûte", la levée progressive des aides d’Etat, couplée à l’inflation et la flambée des prix de l’énergie forment un cocktail un peu amer pour les entreprises françaises. De fait, comme l'annonçait WanSquare au début du mois de janvier, 2022 aura signé la plus forte hausse jamais connue des défaillances d’entreprises : +49,9%, rapportent les chiffres publiés par le groupe Altares ce mardi.
En volume, la casse reste limitée. Avec 42 500 procédures collectives ouvertes sur l’année, le nombre de faillites est inférieur de 10 000 à 2019, soit la période pré-pandémie. Et 59 000 défaillances ont été évitées depuis 2020 grâce aux dispositifs d’aides publiques, ajoute le rapport. Le Covid a tout de même laissé des traces, puisque ce sont les secteurs alors les plus pénalisés par la pandémie qui représentent le plus grand nombre de faillites. On note par exemple, du côté des restaurateurs, une multiplication par deux (+112,7%) des défaillances.
Près de 80% de faillites
D’autres maux sont venus s’ajouter à la crise sanitaire, et ils touchent plus particulièrement les petites et les moyennes entreprises (PME) de moins de cent salariés. Sur l’année 2022, 3 214 PME ont fermé boutique. Soit une hausse de 78% par rapport à 2021.
Les aides de l’Etat leur ont, certes, permis de garder la tête hors de l’eau sur la période. Mais leur levée progressive ne semble pas être l’unique fautive de cette explosion de faillites. Le tiers d’entre elles est survenu au quatrième trimestre de l’année, alors que l’inflation et la crise énergétique faisaient pleinement ressentir leurs effets sur les résultats des entreprises.
Des fonds propres érodés
Deux facteurs qui mettent les fonds propres des entreprises à contribution. "Or, l’Observatoire du Financement des Entreprises notait dans son rapport de mai 2021 sur les fonds propres des TPE et PME que si l’essentiel de ces entreprises a affronté la crise avec des situations en fonds propres renforcées avant la Covid, une partie disposait, en revanche, de structures financières très dégradées (un tiers des TPE) ou était insuffisamment capitalisée (20 % des PME analysées).", souligne le directeur des études Altares, Thierry Million, dans un communiqué.
Les jeunes entreprises de moins de trois ans apparaissent par ailleurs particulièrement fragiles : leurs défaillances ont presque doublé (+94%). Quid de la survie des TPE et PME qui survivent au climat économique ? "Pour certaines, la fragilité de leur structure financière est en cause. Pour d’autres c’est paradoxalement leur incapacité à honorer des carnets de commande pourtant bien remplis qui pourrait les amener au défaut. En cause, les difficultés d’approvisionnement, l’explosion des coûts des matériaux et les problèmes de recrutement. Dans tous les cas, les prêteurs seront plus exigeants et se concentreront sur les sociétés dont les bilans seront les plus solides." ajoute Thierry Millon.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

