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Publications, Résultats / Bpifrance / Nicolas Dufourcq / Investissements / Innovation / Entreprise / PME/ETI / TPE-PME / souveraineté / plan stratégique

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Bpifrance / Nicolas Dufourcq / Investissements / Innovation / Entreprise / PME/ETI / TPE-PME / souveraineté / plan stratégique

Bpifrance a suivi sa feuille de route en 2022 / "Notre seule boussole : c'est l'entreprise", rappelle Nicolas Dufourcq

À l’occasion du bilan d’activité de Bpifrance pour l’année 2022, Nicolas Dufourcq est revenu sur les actions menées par l’institution en faveur de ses priorités stratégiques : innovation, décarbonation du tissu entrepreneurial français, souveraineté stratégique et réindustrialisation. Pour les années à venir, il faudra faire grimper le nombre d’entrepreneurs et "ré-héroïser" les exportateurs. Mais il faut "de l’argent" pour cela.
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance (©Thierry STEFANOPOULOS/REA)
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance (©Thierry STEFANOPOULOS/REA)

Pour Nicolas Dufourcq, il faut "ré-héroïser les exportateurs" et "doubler le nombre d’entrepreneurs en France ". À l’occasion de la présentation du bilan d’activité 2022 de Bpifrance, son directeur général expose déjà les défis qui seront à relever dans la feuille de route de son nouveau mandat. Au programme : décarbonation du tissu productif français, réindustrialisation par l’innovation, souveraineté – "c’est notre empreinte", rappelle Nicolas Dufourcq –. Des orientations stratégiques qui se reflètent dans les faits marquants de l’année 2022.

Tout d’abord quant à la décarbonation du tissu productif français : 1,1 milliard d’euros ont été consacrés au Prêt Vert, pour financer la transition des PME et ETI et près de 480 millions d’euros de financement ont été octroyés à des startups. "Bpifrance est la banque du climat autoproclamée. C’est une transformation profonde, de la cave au sommet. Tout le monde ici est formé, conscientisé et armé", ajoute le directeur général.

 

Près de 5 milliards d’euros pour l’innovation

 

Sur la réindustrialisation, l’enthousiasme est le même : "Nous avons l’industrie dans nos tripes", assure Nicolas Dufourcq qui souhaite doubler le nombre d’entrepreneurs dans l’Hexagone d’ici à 2025. "Il y a beaucoup d’attentistes ", ajoute le directeur. Bpifrance travaille avec 300 associations, qu’elle finance et qui ont signé un manifeste Cap Créa. "Nous ne nous arrêterons pas avant d’avoir réussi ", soutient Nicolas Dufourcq. Entre autres, grâce au Plan Création de la banque, "version moderne d’un service public de création d’entreprise", commente le directeur, 103 millions d’euros de prêts ont été décaissés et 15 500 créateurs d’entreprises financés. Et 4,47 milliards d’euros ont été injectés dans le financement de l’innovation, sous l’effet du déploiement de France 2030, du Plan deeptech et du lancement du plan startups et PME industrielles.

Sur la souveraineté, le directeur de Bpifrance prend l’exemple du secteur de la Tech. "Il y aura bientôt un exit boursier pour certains des acteurs de la French Tech. Et il faut absolument réussir à les coter à Paris ". Pour ce faire, la banque a créé un club d’investisseurs, le Corner Stone. Grâce à lui, " nous labourons les institutions financières parisiennes. Nous leur présentons les plus belles startups pour faire monter la désirabilité. Pour que les startups françaises ne fuitent pas vers New York pour leurs introductions en Bourse, il faut des investisseurs patients ", souligne Nicolas Dufourcq. Au total, 4,9 milliards d’euros ont été investis en soutien des entreprises stratégiques françaises, soit une progression de 11 % sur un an.

 

Beaucoup d’Allemands, peu de Français

 

Un autre point sur lequel le directeur souhaite insister, "un sujet majeur " : les exportations. "A la lecture des chiffres du commerce extérieur, qui sont très mauvais pour la France, on sent quelque chose de profond. J'ai fais le point, récemment, avec des acteurs chinois. Et leur constat était le suivant : ils voient des Allemands sur les marchés, mais très peu de Français. Il faut ré-héroïser les exportateurs. Mais la question est celle de la puissance du moteur : il faut de l’argent. Le combat est culturel. Dans le top 500 croissance des entreprises françaises, il n’y a que trois exportateurs". A 32 milliards d’euros, l’activité Export de Bpifrance s’est appréciée de 58 % sur un an, notamment grâce à une forte hausse du volume en assurance-crédit (+ 74 %).

Sur l’année, le résultat net est en tout cas estimé à 1,5 milliard d’euros. Dont 500 millions d’euros récoltés grâce à STMicroelectronics, après y avoir augmenté sa participation en novembre dernier. "Notre seule boussole c’est l’entreprise", conclut Nicolas Dufourcq. "Il n’y aura jamais d’investissement en infrastructures, immobilier ou en asset management. S’il n’y a pas d’entreprises, nous ne sommes pas là ", a-t-il ajouté.

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